27.11.2009
Le dérapage de Carla Bruni-Sarkozy
« Pas vu, pas pris », c’est ainsi que Carla Bruni-Sarkozy a commenté la main de Thierry Henry dans le Grand Journal de Canal Plus. Une nouvelle fois, le mauvais exemple vient d’en haut.
Un geste qui devait être sanctionné
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi le football persiste dans sa volonté de ne pas utiliser l’arbitrage vidéo, contrairement à ce qui se pratique dans le rugby. Après tout, il est complètement ridicule de donner la possibilité au téléspectateur de disséquer chaque seconde d’un match et de le refuser à des arbitres, dont un d’entre eux pourrait simplement suivre le match depuis une cabine vidéo qui lui permettrait de voir et revoir des actions afin d’en tirer la bonne appréciation.
Résultat, le football est un sport où les attaquants font mine de tomber pour obtenir des fautes imaginaires et où un contrôle de la main permet de marquer un but, sans la moindre sanction pour peu que l’arbitre soit trop loin du ballon ou dans un mauvais angle de vue. Il serait pourtant tellement simple d’éviter de tels comportements en instaurant un arbitrage vidéo qui permettrait de sanctionner plus justement les mauvais gestes. Ainsi, le football s’épargnerait des polémiques inutiles.
Un mauvais exemple
Mais plus encore que des polémiques qui ne le servent pas, le football éviterait de donner un si mauvais exemple à la société. Et cela est important car il s’agit du sport le plus populaire. Il est d’autant plus regrettable que ce sport montre que la tricherie peut décider du sort d’un match que tous les téléspectateurs la constatent à travers les innombrables ralentis que leur offre la télévision. Il est curieux de vouloir conserver l’asymétrie de l’information entre arbitre et spectateurs.
Et c’est pourquoi il est scandaleux que la première dame de France s’en tienne à un commentaire du type « pas vu, pas pris » au sujet de la main de Thierry Henry. Quel exemple pour la jeunesse ! Cela veut-il dire que du moment que l’on est pas pris, on peut tricher, ou même voler ? La présidence de la République doit avoir une certaine exemplarité que Carla Bruni-Sarkozy piétine allégrement en ne condamnant pas la tricherie qui a permis à l’équipe de France de se qualifier.
Nicolas Sarkozy avait été en partie élu sur la question des valeurs. Pourtant, depuis son élection, lui et son entourage ont tendance à les fouler au pied. En voici un nouvel exemple.
08:55 Publié dans Actualités, Sarkozy, Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : thierry henry, carla bruni-sarkozy
19.11.2009
La pire des qualifications
Hier soir, la France s’est qualifiée pour la coupe du monde 2010 en faisant match nul un partout face à l’Irlande au stade de France. Une occasion de faire la fête gâchée par la manière, qui n’aurait pas pu être plus mauvaise.
Un collectif à la peine
C’est tout le paradoxe de cette équipe de France depuis 2002, à l’exception de quelques matchs, notamment lors de la coupe du monde 2006 : malgré un des, sinon le meilleur potentiel individuel, l’équipe de France ne parvient pas à le traduire dans son collectif. En effet, sur le papier, l’équipe d’hier soir était imbattable, chez elle, après avoir gagné un à zéro en Irlande et avec de telles individualités qu’il n’y avait de place pour un attaquant du Real de Madrid que sur le banc des remplaçants…
Pourtant, l’équipe a été dominée par une équipe Irlandaise qui a pu compter sur un meilleur collectif et son « fighting spirit » légendaire. La France n’est vraiment pas passée loin d’une élimination en seconde mi-temps, quand, par trois fois, les Irlandais ne sont pas passés loin d’aggraver le score, ce qui aurait rendu la qualification quasiment impossible puisqu’il nous aurait fallu marquer deux buts. Heureusement, le gardien Hugo Lloris a été une nouvelle fois exceptionnel.
Un mauvais exemple
Finalement, l’équipe de France a fini par se qualifier, mais de la plus mauvaise manière possible, avec la main de Thierry Henry dans la surface de réparation. Le but qui nous envoie à la coupe du monde n’était pas valide. Le capitaine de l’équipe de France a reconnu sa faute, mais soutient que « pas vu, pas pris ». Triste exemple, sans doute encore pire que celui de Zinedine Zidane en 2006. La morale de l’attaquant de Barcelone est que l’on peut tricher, du moment que l’on ne se fait pas attraper.
Encore une fois, le football donne un mauvais exemple. Outre les trop fréquents débordements violents, comme lors de la défaite de l’équipe d’Algérie, le football donne la tricherie comme moyen de gagner, pour marquer un but ou obtenir une faute imaginaire. Pourtant, une solution simple, la vidéo, permettrait d’éliminer cela, surtout s’il y avait de véritables sanctions contre les responsables. On aurait aimé que Thierry Henry évoque cette nécessité…
Le football est le sport le plus populaire. Mais parce qu’il est le plus populaire, il doit veiller à garder une certaine exemplarité vis-à-vis de la collectivité. C’est pour cela qu’il est urgent de penser à une réforme de l’arbitrage pour éliminer des actes qui n’en font pas toujours un très beau sport aujourd’hui.
10:55 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : football, arbitrage, vidéo, thierry henry, france-irlande, coupe du monde



