13.03.2010
Bonus de banksters, suite, mais pas fin
Alors que 2009 a été une année noire pour l’ensemble de l’économie mondiale, et que les destructions d’emplois ont atteint un record en France, le contraste avec la situation de la finance démontre chaque jour davantage que le système est complètement fou.
Quelques chiffres sur les bonus
Pour être clair, je ne crois pas que les bonus soient les premiers responsables de la crise. Je crois davantage que les rémunérations indécentes sont plus un symptôme de l’anarchie économique qu’une cause, même si elles apportent une certaine contribution. Cette semaine, les banques Françaises ont annoncé qu’elles distribueront 2 milliards au titre des bonus 2009 pour leurs traders, soit 200 000 euros en moyenne environ, en plus du fixe, qui a beaucoup progressé…
Un regard sur les statistiques de Wall Street est particulièrement éclairant. Comme je l’avais raconté, les bonus de 2009 progressent de plus de 15%, à 20 milliards de dollars, ce qui indique que plus de 17 milliards avaient été versés (on se demande bien au titre de quoi ?) pour 2008. Et l’examen de statistiques de long terme est proprement hallucinant. En effet, il faut savoir que le bonus moyen versé en 2000 (au sommet de la bulle Internet) était de 100 000 dollars… soit la même somme qu’en 2008 !
Un système absolument fou
Cette plongée dans les chiffres de rémunération des traders démontrent jusqu’à la nausée la perversité du système économique actuel. Comment justifier en effet que le bonus moyen de l’année de la plus grande crise financière depuis 80 ans soit le même que le bonus moyen de l’année du sommet de la bulle Internet, à peine huit ans avant ? Ces informations montrent une déconnexion incroyable entre le niveau de rémunération du monde de la finance et l’économie réelle.
Car si les bonus dépendent des cycles économiques, s’il est vrai qu’ils descendent fortement en période de crise, il faut noter qu’ils rebondissent encore plus rapidement. Ainsi, les bonus 2009 sont le double des bonus 2002, de même que les bonus 2006 étaient le double de ceux de 2000. Pire, tout ceci ne concerne pas l’ensemble des compensations, sachant que la part fixe a beaucoup progressé pour compenser l’autolimitation (sic) des bonus. Et encore, « les traders ne sont pas contents » !
Certes, le débat sur les bonus ne doit pas se faire au détriment du débat sur la réforme du système, mais un survol rapide des pratiques de rémunération des banques montre à nouveau qu’il y a vraiment quelque chose de pourri au sein du système financier.
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18.10.2009
Le grand bluff du contrôle des bonus
En France, la nouvelle est passée un peu inaperçu du fait des polémiques récentes. Pourtant, elle mérite d’être soulignée tant elle est en décalage avec les grands discours des dirigeants du G20 : les bonus des banques vont battre des records en 2009.
Un double scandale
« Nouveau Bretton Woods », « moralisation du capitalisme », « plus jamais ça » : il semblait qu’après l’effondrement du système financier de l’automne 2008, nous étions rentrés dans un autre monde. Pourtant, cet article du Monde a le mérite de montrer que les choses n’ont pas changé. Aux Etats-Unis, en 2009, le montant des bonus pour les traders devrait battre le record de 2007. Ce ne sont pas moins de 140 milliards de dollars qui devraient être distribués par les banques !
L’information qu’a révélée le Wall Street Journal est doublement choquante. Tout d’abord, on apprend que les bonus 2009 dépassent de 20% ceux de 2008, ce qui les amène au-dessus de ceux de 2007. Mine de rien, cela révèle que les bonus 2008 des banques étasuniennes ont donc mathématiquement baissé d’un peu moins de 20% en 2008 par rapport à 2007. Pourtant, vu le désastre financier de l’année passée, il aurait été plus légitime qu’il n’y ait pas eu de bonus en 2008.
Cela montre la perversion d’un système, qui arrive à préserver des bonus injustifiables, quelques soient les circonstances. Car comment justifier le versement d’un moindre cent de bonus au titre de l’année 2008 alors que les banques ont perdu des milliards et n’ont du leur survie qu’à l’intervention massive de l’Etat ? Et comment justifier que dès 2009, les banquiers gagnent plus que jamais. Bien sûr, la bourse a beaucoup monté mais on se demande si les banques n’ont finalement pas intérêt à un krach…
Un système qu’il faut détruire
La baisse beaucoup trop légère des bonus en 2008 et leur niveau record en 2009 montre que le système actuel n’est pas acceptable. Non seulement le système financier a plongé l’économie réelle dans la pire crise depuis 80 ans, doublant le niveau de chômage outre-Atlantique et faisant perdre à des millions de personnes leur maison, mais surtout, il organise l’irresponsabilité des banques puisque l’Etat vient les sauver en cas de difficulté et que les rémunérations de leurs dirigeants sont à peine écornées.
Le fait que les autorités publiques aient laissé payer (début 2009) des bonus 2008 aussi élevés et qu’elles n’interviennent pas vraiment pour réguler les bonus 2009 est un scandale sans nom. Devant le sauvetage des banques par les Etats, seule une taxation à 90% des bonus 2008 et 2009 serait acceptable. Après tout, les banques ont plongé la collectivité dans une crise violente, dont les conséquences se feront ressentir longtemps, notamment à cause des dettes contractées.
Tirant les leçons de la Grande Dépression des années 30, la collectivité a accepté de sauver le système bancaire pour se sauver elle-même. Mais il est inacceptable que les banquiers puissent tirer de tels profits de leur activité qui n’a engendré que des catastrophes ces dernières années. Les Etats devraient saisir les bonus donnés au titre de 2008 et 2009 car rien ne peut justifier aujourd’hui leur versement. Malheureusement, personne, y compris à gauche, ne le propose.
Les fanfaronnades des dirigeants du G20 n’ont pas impressionné grand monde. Malgré la crise, le système reste toujours aussi fou puisqu’il permet aux banquiers de se verser des bonus faramineux au titre de 2008 et 2009 sans que les Etats ne réagissent.
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22.09.2009
La préparation du G-vain…
Dans quelques jours, les plus grands dirigeants de la planète seront réunis pour essayer de réformer le système qui nous a amené à la plus grave crise financière depuis 80 ans. Malheureusement, il semble comme toujours que, derrière les mots, la réforme se fasse a minima…
Les pays anglo-saxons sabotent tout espoir
Comme le journal Le Monde le note, les européens se sont déjà accordés pour abandonner toute velléité de plafonner les bonus du monde financier. Nicolas Sarkozy a beau soutenir que les Etats-Unis sont opposés à une telle réforme et que si toutes les autres mesures passent, ce sera suffisant, il est désolant de constater que l’Europe recule avant même le début du G20 malgré tout ce qui s’est passé pendant cette crise, qui devrait pourtant pousser à plus de réformisme.
Pire, les banquiers font désormais le siège des dirigeants de la planète pour limiter le plus possible la réforme de la couverture des banques et des normes prudentielles. Chaque continent essaie de favoriser ses propres banques. Bref, un an après une crise qui a pourtant forcé les Etats à déverser des milliards pour sauver le système financier, ce qui a fait gonfler démesurément leur endettement, aucun dirigeant occidental ne semble capable d’adopter un comportement un tant soit peu responsable…
Une réforme a minima
L’importance démesurée prise par la question de la rémunération des traders montre bien que pas grand-chose se passera. Les dirigeants de la planète ont trouvé le bon sujet, qui leur permet de rejeter sur des bouc-émissaires commodes la responsabilité d’une crise pourtant causée par les déréglementations qu’ils ont tous soutenues. Pire, même si quelques mesures amélioreront marginalement la situation (étalement du paiement par exemple), ce sera uniquement à la marge…
Et même la réforme des normes prudentielles risque d’être limitée. Les hommes politiques ne semblent pas vraiment la comprendre et deux forces limitent déjà sa portée. Tout d’abord les banques font du lobbying pour limiter le plus que possible le relèvement des besoins en capitaux, argumentant que la reprise est trop récente pour leur donner de nouvelles contraintes et qu’elles doivent rester compétitives. Ensuite, les politiques sous-traitent la question aux experts qui avaient établi les règles de Bâle 2…
Pourtant, des solutions existent, comme le montre le long article de Frédéric Lordon sur le sujet. Malheureusement, les dirigeants de la planète, par méconnaissance comme par biais idéologique, ne semblent même pas capables de réfléchir à une vraie alternative.
11:22 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : g20, frédéric lordon, bonus, traders, normes prudentielles
28.08.2009
L’immense scandale des bonus 2009
Pendant que les banquiers sont trop heureux de détourner le débat sur des modalités byzantines qui camouflent en réalité un maintien du système antérieur, un vrai débat est complètement ignoré : le scandale gigantesque que représente tout paiement de bonus en 2009.
Pourquoi des bonus en 2009 ?
Car si le débat porte aujourd’hui sur la manière de moraliser les bonus des traders, presque personne ne se pose des questions sur la justification de l’existence même de bonus en 2009. À première vue, la raison est simple : les banques enregistrent des profits en spéculant, du fait de la forte hausse des marchés cette année. Dès lors, il pourrait sembler justifié que les traders en profitent...
Mais si les marchés boursiers sont en hausse en 2009, gonflant les profits des banques et les bonus des traders, c’est uniquement grâce au krach de 2008. En effet, si le CAC 40 n’avait pas perdu la moitié de sa valeur en 2008, il y a fort à parier que le marché ne serait pas en hausse en 2009… Si le krach financier de 2008 a provoqué un effondrement économique sans précédent, envoyant des millions de personnes au chômage, il permet également un gonflement des bonus des traders l’année suivante !
Bref, le krach boursier engendre du chômage pour les uns et des bonus pour les traders ! Pire, si les banques qui versent ces bonus existent toujours aujourd’hui, c’est grâce à l’intervention publique et l’argent de l’Etat. En clair, les bonus 2009 bien gras que vont toucher les traders de la BNP ou de Goldman Sachs sont la conséquence directe de l’effondrement de la bourse en 2008 et de l’injection massive d’argent des Etats pour réparer les erreurs de ces mêmes banques…
La crème, le beurre, la crémière, la petite sœur de la crémière…
Il est donc proprement incroyable et illégitime que soient payés le moindre bonus en 2009, à moins de les taxer à 90%. La collectivité ne peut pas d’une part donner des milliards aux banques pour les sauver et accepter que ce sauvetage permette, quelques mois après que les banques soient allées dans le mur, de verser des bonus invraisemblables à leurs traders, alors même que des millions de personnes ont été envoyées au chômage du fait de l’éclatement de la bulle spéculative.
L’aléa moral du monde financier devient chaque jour plus choquant. Le système actuel est devenu à ce point pervers que les traders pourraient y trouver une incitation aux comportements les plus spéculatifs. Après tout, ils touchent des bonus extravagants en période de bulle. L’année du krach, les Etats viennent sauver les banques de la faillite, et, s’ils perdent leur bonus une année au pire, ils créent les conditions de bonus gigantesques les années suivantes du fait de l’effondrement de la bourse l’année précédente.
C’est pourquoi la législation sur les bonus, si elle doit être largement transformée (voir la note de mercredi), n’est pas suffisante. Comme le propose Lord Adair Turner, président de l’autorité bancaire en Grande-Bretagne, il faut instituer une taxe Tobin sur toutes les transactions financières. Comme il le souligne et comme je le défends depuis longtemps, il faut dégonfler un secteur devenu trop important par rapport à l’économie réelle. Ceci limitera drastiquement les bonus.
De toutes les façons, les évènements de 2008 rendent complètement illégitimes le versement de bonus aux traders au titre de 2009. Il revient aux Etats, soit de les interdire purement et simplement, soit de les taxer à un très haut niveau, 90% par exemple. Les accepter serait un immense scandale.
10:56 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : bonus, traders, lord turner, taxe tobin
26.08.2009
Bonus des traders : ces vessies qu’on fait passer pour des lanternes
Ce matin, sur Radio-Sarkozy, René Ricol en a rajouté trois tonnes sur le rôle de Nicolas Sarkozy dans la moralisation du capitalisme. C’est simple, pour lui, les comportements spéculatifs des banques sont terminés en France grâce à la réforme initiée et voulue par son roi-soleil.
La réformette des bonus
Alors, bien sûr, une réforme des bonus a été annoncée. Désormais, seul 50% du bonus sera payé l’année même, ce qui a permis à la BNP d’annoncer que le milliard provisionné devenait cinq cent millions. Du coup, les 50% restant, qui seront versés l’année suivante, ou les deux années d’après, pourront être soumis à ce que l’on appelle bien improprement un malus, puisque si les performances ne sont pas bonnes, leur paiement ne sera pas effectué.
Cette réformette amène deux commentaires : tout d’abord, il ne s’agit en aucun cas d’un bonus / malus. Il s’agit d’un report conditionné du paiement d’une partie du bonus. Un malus correspondrait plutôt à une récupération des bonus passés et touchés pour des pratiques spéculatives qui ont entraîné des pertes par la suite. En fait, la proposition de l’Elysée ne va pas améliorer le comportement des traders puisque 50% de leur bonus reste acquis quelques soient les conséquences à moyen terme de leurs actes.
Ensuite, comment ne pas être choqué par les bonus touchés par les banquiers sur l’activité du premier semestre 2009 ? Ces profits ne sont possibles que pour deux raisons : l’effondrement des marchés au second semestre et le fait que les Etats ont déversés des milliards pour sauver les banques. Ce sont bien les conséquences de la spéculation passée (qui a envoyé des millions de personnes au chômage) qui engendrent ces bonus, de même que l’aide de la collectivité. Il ne devrait pas y avoir de bonus en 2009.
Ce qu’aurait été une vraie réforme
Il y a pourtant d’autres solutions, comme l’a souligné Nicolas Dupont-Aignan hier soir,. Tout d’abord, l’instauration d’un véritable malus, c’est-à-dire, la possibilité de récupérer les bonus payés au titre de 2006 et 2007 en compensation des pertes abyssales que les comportements de ces années ont provoqué en 2008. Ensuite, il faut introduire une nouvelle tranche d’imposition pour les très hauts revenus, comme l’avait fait Roosevelt. Enfin, comme le propose Frédéric Lordon, interdire purement et simplement la circulation des capitaux avec les paradis fiscaux, où une partie des revenus de la finance se réfugie.
Mais surtout, le niveau des bonus est la conséquence directe de la taille de la bulle financière. La crise est la conséquence de la spéculation. Une spéculation telle que les transactions financières représentent aujourd’hui 50 fois le montant des transactions physiques (et non pas la même somme comme René Ricol l’a avancé bien imprudemment). Il faut donc dégonfler cette bulle en instaurant une taxe Tobin et en augmentant la couverture légale obligatoire. Ainsi, les profits liés à la spéculation seront limités, ce qui sera un instrument sans doute encore plus efficace pour limiter les bonus.
Nicolas Sarkozy est décidemment très habile. Le petit numéro d’hier peut donner l’impression qu’il a traité le sujet. Mais comme d’habitude, il a privilégié une annonce cosmétique au traitement du fond du sujet.
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03.04.2009
3/20 pour le G20
« G20 fondateur », « Bretton Woods » : les qualificatifs de nombreux commentateurs sont volontiers élogieux sur les conclusions du sommet du G20. Il est vrai que les dirigeants du monde sont parvenus à se mettre d’accord sur de nombreux sujets. Mais sont-ils vraiment allés très loin ?
Une lutte contre la crise presque oubliée
Le sommet de Londres avait un double objectif : coordonner la réponse des Etats face à la crise et réformer le système économique mondial pour éviter une nouvelle crise dans le futur. Sur la première question, avant le sommet, Barack Obama et l’administration américaine avaient demandé un effort plus conséquent des autres pays pour soutenir la demande mondiale, ce à quoi la France et l’Allemagne avaient tout de suite opposé une fin de non-recevoir.
Résultat, le sommet ne comporte pas la moindre conclusion sur la relance de l’économie. Les plans nationaux restent purement nationaux, sans la moindre coordination ou le moindre effort supplémentaire. En revanche, les moyens du FMI sont très largement augmentés pour couvrir les éventuelles nouvelles crises financières de pays en difficulté. Bref, les moyens supplémentaires sont essentiellement destinés aux institutions financières et oublient complètement la lutte contre le chômage.
Une réforme du capitalisme très limitée
Le monde de la finance, en revanche, devrait connaître une réforme significative. Il a été décidé une plus grande réglementation des hedge funds, des paradis fiscaux, des rémunérations des traders ou des agences de notation. Les banques devront mettre davantage de provisions de côté dans les périodes de croissance. De manière assez savoureuse, les grands de ce monde reconnaissent qu’il faut revenir sur l’évaluation des actifs au prix de marché, avouant les limites du marché…
Mais finalement, beaucoup reste encore à faire. Tout dépendra des détails des accords qui seront pris dans les prochaines semaines. Pire, rien de concret n’a été évoqué sur les questions du commerce, de la monnaie ou des mouvements de capitaux. Et même sur la finance, les réformes se limitent trop souvent à des questions techniques sans fondamentalement changer la nature du système financier international et il n’est pas évident que les réformes annoncées limitent les bulles dans le futur.
Les financiers parlent aux financiers
Alors bien sûr, la manifestation la plus visible de cette crise a été l’explosion d’une nouvelle bulle financière. Et bien sûr encore, les populations de tous les pays ont été choquées par les pratiques financières des banques, les révélations sur les hedges funds ou les rémunérations des traders. Mais aujourd’hui, les manifestations concrètes de la crise comme la destruction massive des emplois, à une vitesse inédite depuis 80 ans, devraient être le premier sujet de préoccupation des dirigeants de la planète.
Mais non, ils se contentent de quelques mesures destinées à montrer qu’ils agissent contre certains abus et affirment que cela permettra un retour à la confiance et donc à la croissance. Pendant ce temps, des millions de personnes perdent leur emploi. Quel décalage sidérant entre la réalité de l’économie et les annonces d’hier. Aucune réflexion globale ne semble avoir été menée sur les raisons de la crise et donc guidé les décisions prises. Rendez-vous dans quelques années pour la prochaine !
Oubli complet des questions monétaires alors que certains pays (et notamment le pays hôte) pratiquent une dépréciation agressive de leur monnaie, refus de tout débat sur le libre-échange, réformes incertaines sur la finance : nous sommes encore extrêmement loin de la refondation du capitalisme dont parlent certains.
Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article_interac...
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/02/g20-fon...
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/04...
10:55 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : g20, nicolas sarkozy, crise financière, hedge funds, traders



