09.10.2009
Merci Valérie Boyer pour votre combat sur les photos retouchées !
Mercredi, la députée UMP Valérie Boyer était interviewée sur Europe 1 pour son projet sur les photos retouchées, face à un responsable de Gala, qui n’a pas hésité à recourir à la plus habile mauvaise foi pour s’opposer à la moindre régulation.
Un projet juste, une critique malhonnête
Le projet de Valérie Boyer est extrêmement simple. Elle propose que toutes les photos qui ont été retouchées par ordinateur portent une mention l’indiquant. Après tout, il ne s’agit que d’indiquer la réalité aux lecteurs. Le responsable de Gala est alors monté sur ses grands chevaux, dénonçant une volonté de remettre en cause le fonds de commerce même du show-biz, le rêve, soulignant également qu’il était difficile de le faire puisque les photos d’agence de presse arrivent déjà retouchées.
Il s’agit à nouveau de détourner le débat plutôt que de répondre sur le fond du sujet. Car le rêve ne sera pas cassé par une petite mention indiquant que la photo est retouchée. Il ne s’agit pas d’interdire leur utilisation, mais simplement d’en informer un public à qui cela ne fera sans doute pas de mal de se voir rappeler que ces photos ne sont pas complètement réelles. En effet, les photos trafiquées créent un idéal de beauté inatteignable qui est parfois la cause de beaucoup de souffrances.
Faut-il aller plus loin ?
En fait, les canons véhiculés par les revues de mode sont en partie responsables du mal-être de beaucoup de personnes, principalement des femmes, qui n’arrivent pas à se conformer aux corps qui s’étalent dans les magazines. On peut imaginer que si elles savaient que les jambes de tel mannequin ont été allongées de 15% pour les affiner, cela pourrait peut-être les apaiser. Bien sûr, certains y verront une contrainte liberticide, mais si la santé mentale de certaines personnes est en jeu, cela ne vaut-il pas le coup ?
Cela rejoint la démarche du gouvernement espagnol, qui, après le décès de plusieurs top model qui s’affamaient pour rester minces, a décidé de légiférer et a imposé un indice IMC (poids sur taille au carré) minimum pour la profession. Après tout, est-il vraiment souhaitable de voir défiler des filles osseuses, promues modèles de beauté pour des adolescentes parfois fragiles. Paris, capitale de la mode, aurait intérêt à bannir les modèles les plus maigres, qui sont une véritable incitation à l’anorexie.
Là encore, ce débat consternera les partisans du « laisser faire » qui seront effrayés par un tel interventionnisme. Mais la liberté des uns doit s’arrêter quand elle a de mauvaises conséquences pour les autres. Et c’est pour cela que le combat de Valérie Boyer est juste.
10:55 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : valérie boyer, photos retouchées, anorexie, top model, imc, gala, europe 1
10.04.2008
Une contribution bienvenue à la lutte contre l’anorexie
Il y a quelques semaines, en feuilletant les pages d’un magazine qui fêtait l’anniversaire d’une marque de mode née dans les années 90, j’avais pu constater à quel point les mannequins ont maigri. La proposition de loi de la députée UMP Valérie Boyer vient à point nommé pour améliorer la situation.
À dire vrai, la France n’est pas le premier pays à intervenir pour corriger les excès de l’industrie de la mode. En 2006, suite au décès de trois jeunes mannequins sous-alimentées, l’Espagne et l’Italie avaient adopté une charte de bonne conduite. Elle revenait à imposer un poids minimum aux mannequins qui défilent sur les podiums en fonction de leur taille, à partir de l’Indice de Masse Corporelle. Par exemple, en Espagne, une mannequin d’un mètre soixante-quinze ne peut pas peser moins de cinquante-six kilos. L’industrie de la mode avait adopté la même démarche en Italie. En revanche, en France, aucun accord n’avait pu être trouvé et les podiums parisiens restaient peuplés de mannequins à la silhouette maladive.
Fort heureusement, la députée UMP Valérie Boyer a déposé une proposition de loi pour punir les excès et la promotion de la maigreur. Elle propose que « l’incitation à la maigreur excessive » puisse être sanctionnée de deux ans d’emprisonnement et trente mille euros d’amende, avec des peines encore alourdies si cette incitation provoque la mort. Les magazines, les blogs sont directement visés par cette mesure. Du coup, une « charte d’engagement volontaire sur l’image du corps et contre l’anorexie » a été signée hier par les professionnels de la mode, de la publicité et des médias et la ministre de la santé Roselyne Bachelot. Cette charte représente l’engagement de ne pas promouvoir un modèle d’extrême maigreur et de « sensibiliser à l’acceptation de la diversité corporelle ».
Bien sûr, ce ne sont pas ces initiatives qui règleront à elles seules le problème de l’anorexie, qui touche trente à quarante mille personnes en France, à plus de 90% des femmes. Néanmoins, éviter de montrer des mannequins extrêmement maigres contribuera sans doute à changer les canons de la beauté, et ainsi peut-être limiter les excès des anorexiques. En outre, cela sera aussi le moyen de protéger les mannequins d’une profession dont les excès menaçaient leur santé même.
Face à des excès que les professionnels de la mode se refusaient à réguler, il est bon que l’Etat soit intervenu pour remettre de l’ordre. Ainsi, la santé des mannequins sera mieux protégée, et on peut espérer que les canons de beauté reviennent vers des formes plus humaines.
Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/09/une-proposition-de-loi-et-une-charte-pour-lutter-contre-l-anorexie_1032824_3224.html#ens_id=1032844
http://www.lefigaro.fr/sante/2008/04/08/01004-20080408ARTFIG00496-il-faut-sanctionner-ceux-qui-incitent-a-l-anorexie.php
14:43 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anorexie, maigreur, valérie boyer



