21.03.2010
Aujourd’hui, je vote...
Dès le soir du premier tour, Nicolas Dupont-Aignan a indiqué qu’il ne donnerait pas de consigne de vote aux cent vingt mille électeurs qui ont voté pour les listes de Debout la République dimanche dernier en Ile de France. Un choix compréhensible tant les alternatives sont peu réjouissantes.
Huchon ou Pécresse ?
C’est clairement le choix entre la peste et le choléra. D’un côté, il y a le président sortant qui tient un discours ridicule sur le « bouclier social » que représenteraient les régions face à la crise. Sachant que leur budget représente 3% du budget global de l’Etat, il est difficile de faire moins crédible, d’autant plus que nombre de dépenses sont plus ou moins automatiques… En outre, l’équipe actuelle s’est contentée de gérer l’existant en menant quelques grands projets, mais souvent au détriment de l’offre de tous les jours, notamment en terme de transports.
Le Parti Socialiste a également cédé à la logique anti-automobile des Verts, refusant le moindre investissement routier qui aurait pourtant permis aux franciliens qui ne peuvent pas faire autrement de passer moins de temps dans leur voiture, de moins consommer et donc de moins polluer. L’alternative Valérie Pécresse n’est guère plus riante. L’UMP mise tout sur un projet de Grand Paris qui est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire pour l’aménagement de la région, un projet pharaonique qui privera l’existant des ressources nécessaires pour fonctionner.
En outre, l’UMP continue à entretenir la concentration des emplois à la Défense alors que les moyens de transport sont déjà saturés, et que l’exemple de Saint Denis montre qu’il est possible de créer de nouveaux bassins d’emplois ailleurs. Le Grand métro est un projet dangereux car il n’apporte aucune solution pour le transport des zones d’habitation aux bassins d’emplois et son coût exorbitant a toutes les chances de peser sur le budget déjà trop limité d’entretien des lignes existantes, dont l’amélioration pourrait pourtant régler de nombreux problèmes.
Abstention ou vote blanc ?
Bref, c’est un match nul qui ne me donne aucune envie de trancher entre l’UMP et le Parti Socialiste. On pourra dire que dans le contexte actuel, cela revient à laisser gagner Jean-Paul Huchon, mais rien dans le projet de l’UMP, ni dans les personnes qui le portent ou par rapport au contexte national, ne donne envie d’apporter la moindre once de soutien au parti de la majorité présidentielle. Il reste donc deux choix possibles : l’abstention ou le vote blanc, choix que je n’ai jamais fait auparavant.
Même si le vote blanc n’est aujourd’hui pas reconnu comme il devrait l’être, il ne m’est pas possible de m’abstenir. Cela me semble un choix trop facile même s’il est vrai que le taux d’abstention exprime un certain ras-le-bol, partagé, vis-à-vis de l’UMP et du PS. Le droit de vote est quelque chose de trop précieux, et pour lequel trop de personnes se battent encore, pour que je ne l’utilise pas. Par élimination, il ne me reste donc que le vote blanc pour dimanche.
Cette conclusion ne me satisfait qu’à moitié car la publication des résultats en suffrages exprimés l’ignore totalement et valorise l’abstention. Cependant, à titre personnel, et en me gardant de recommander quoique que ce soit, cela me semble la moins mauvaise des solutions.
10:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : elections régionales, jean-paul huchon, valérie pécresse, abstention, vote blanc



