30.01.2007

La défaite annoncée de Nicolas Sarkozy et pourquoi Dominique de Villepin pourrait gagner

D’un côté, grand soleil sur la campagne de Nicolas Sarkozy : un congrès qui aurait réuni plus de soixante mille personnes, des ralliements de personnalités comme Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé ou Michèle Alliot-Marie, l’ouverture d’un nouveau QG de campagne et une couverture médiatique très positive. De l’autre, avis de tempête sur la campagne de Ségolène Royal depuis trois semaines, entre des déclarations hasardeuses en Chine puis au Québec, une cacophonie visible sur la question des impôts et une blague ridicule de son porte-parole Arnaud Montebourg. Depuis trois semaines, les vents de la campagne vont tous dans le même sens : vent portant pour le candidat de l’UMP et vent de face pour la candidate du PS.
Résultat des courses : 52-48 pour Nicolas Sarkozy. Curieusement, personne ne se pose la question de la signification d’un score finalement si serré dans un contexte aussi favorable pour lui. Et si la signification de ce sondage était simplement que Nicolas Sarkozy a déjà perdu l’élection présidentielle face à Ségolène Royal ?
En fait, les élections ne se décident pas sur la campagne. Les campagnes ne font que révéler de bons ou mauvais choix faits largement en amont. Faisons un petit retour en arrière. Pour la campagne de 2002, deux décisions bien antérieures à la campagne en expliquent sans doute le résultat final. La rupture entre Jean-Pierre Chevènement et Lionel Jospin a doublement précipité la chute de ce dernier. Elle a précipité la candidature de Chevènement et favorisé un éparpillement des voix à gauche. Ensuite, le gouvernement Jospin est passé d’un discours ferme sur la sécurité (souvenez-vous des « sauvageons ») à un discours quasiment libertaire en décalage complet avec le vécu et la perception des Français. Et cela a provoqué la deuxième décision qui a expliqué le résultat : le choix par Jacques Chirac de focaliser la campagne sur la sécurité. Et il en est de même pour les campagnes précédentes. Pour l’élection de 1995, si le choix de la « fracture sociale » faisait sourire fin 1994, c’est bien lui qui a permis à Jacques Chirac de gagner. En 1988, c’est tout simplement le choix fait en 1986 par Jacques Chirac de revenir à Matignon avec un agenda très libéral qui ouvrait un boulevard à un François Mitterrand devenu rassembleur. La victoire de François Mitterrand en 1981 avait également des racines lointaines : l’affrontement Giscard / Chirac et tout simplement le fait que la France avait sans doute besoin d’alternance.
Dans le cas présent, Nicolas Sarkozy a commencé très tôt à faire campagne, comme le représentant d’une droite décomplexée, libérale, atlantiste et sécuritaire. Il théorisait alors la « rupture ». Sa campagne était sans doute bien conçue pour affronter Lionel Jospin car la « rupture » pouvait positionner l’ancien Premier Ministre comme le candidat du passé. Mais à partir si tôt, il a pris le risque de tomber sur un autre adversaire face à qui son positionnement serait une erreur. Cela n’a pas manqué face à une Ségolène Royal qui incarne au moins aussi bien la rupture que lui (c’est une femme, elle est « plus nouvelle » que lui, elle est dans l’opposition depuis 5 ans) tout en réussissant à en incarner une forme acceptable par une bien plus grande partie de la population. Du coup, la rupture a été tempérée quelques instants d’un « tranquille » avant, semble-t-il d’être oubliée. Ségolène Royal, elle, a bien compris que l’enjeu du second tour est de réunir plus de 50% des voix. Et pour le réussir, quoi de mieux que de mettre son adversaire structurellement sous cette barre, comme Tony Blair a fait avec succès en Grande- Bretagne. En se déportant légèrement vers la droite sur les questions de sécurité et même parfois du travail, Ségolène Royal met structurellement Nicolas Sarkozy en minorité au second tour. La mobilisation de la gauche lui est assurée car le maire de Neuilly reste le meilleur rassembleur de la gauche… contre lui ! Le report des voix centristes sera également mauvais et même les voix des électeurs du FN venant des classes populaires ne se reporteront pas si facilement sur un tel représentant de « l’establishment », maire de Neuilly, amis des grands patrons et des stars du show biz.
Certains argumenteront que Nicolas Sarkozy, sentant le vent venir a eu la bonne inspiration de faire progressivement un virage dans sa campagne depuis juin 2006. Il est passé du candidat de la droite qui s’assume, libérale, « rupturiste », atlantiste à des accents plus sociaux en comprenant que la stratégie de Ségolène Royal pouvait le mettre structurellement en minorité pour un second tour. Du coup, il a recruté la plume du candidat Chirac de 1995 pour « gauchir » son discours. Depuis, il a dénoncé la « capitulation sociale », les « patrons voyous », et a même fait un éloge de Jaurès…
Mais ce virage pose un problème de crédibilité. On peut se demander si le grand écart rhétorique fait progressivement en 6 mois n’est pas trop visible. Même s’il a eu l’intelligence de le faire par touche, comme pour l’abandon de la « rupture » un tant devenue « tranquille », Nicolas Sarkozy ne pourra pas faire oublier la campagne qu’il a commencée à mener dès 2002. A être parti si tôt, il restera sans doute enfermé dans les habits qu’il a porté pendant 4 ans. Qui peut croire qu’une personne de gauche pourra voter pour le maire de Neuilly, ami des grands patrons et des vedettes du show biz. On n’efface pas des années d’une image de droite libérale et autoritaire (illustrée par la récente photo avec Georges Bush) en quelques discours. Les Français ont de la mémoire. Le virage social aurait du être pris beaucoup plus tôt pour pouvoir être crédible. En arrivant aussi tard, il ne fera pas gagner une voix à gauche au Ministre de l’Intérieur mais peut lui en faire perdre en brouillant son message. En outre, le positionnement d’un candidat se fait toujours par rapport aux autres candidats de référence et Nicolas Sarkozy restera toujours bien à droite de Ségolène Royal. Jacques Chirac avait réussi en 1995 parce qu’il avait « doublé » Edouard Balladur par la gauche.
D’ailleurs la « rupture » ne risque pas d’être oubliée vu la consommation effrénée de slogans du candidat de l’UMP : « La France d’après », la « rupture tranquille » (Mitterrand 1988), « le changement et la continuité » (Giscard 1974) la « capitulation sociale » (Chirac 1995) et « tout devient possible ». En communication, la consistance est une qualité essentielle. Cette valse des slogans sera extrêmement préjudiciable dans le sens où elle réduit le candidat à des exercices de communication sans rien installer de nouveau à la place de « la rupture ». En outre, le dernier slogan de campagne est sans doute trop a-idéologique, ce qui risque à nouveau de placer Nicolas Sarkozy sur le terrain de la communication pure.
Pendant ce temps, Ségolène Royal montre une constance incroyable. Bien sûr, certaines de ses déclarations sont plus que critiquables (sur la justice chinoise ou les entreprises qui perdent des marchés contre les entreprises chinoises). Mais au final, elle reste droite dans ses bottes, comme Jacques Chirac fin 1994 - début 1995 quand la plupart des commentateurs raillaient la « fracture sociale ». Elle tient à sa « démocratie participative », reste cohérente et ne se réinvente pas en permanence. Certes, elle se fait attaquer fortement sur son absence de programme. Mais ses critiques sont-ils vraiment bien inspirés de concentrer leur tir sur cet angle ? Car contrairement à une image trop libérale ou autoritaire, qui ne se change pas en quelques mois, un programme, ça s’écrit et en général, les hommes politiques savent assez bien le faire. Du coup, que restera-t-il aux pourfendeurs de Ségolène quand elle aura présenté un programme en bonne et due forme, ce qu’elle ne manquera pas de faire en février ? Leurs yeux pour pleurer !
Enfin, principe de base : ne pas être le favori des media. En effet, cela n’a pas vraiment fait du bien à Edouard Balladur ou Lionel Jospin de faire la course en tête et d’être plus ou moins soutenu par une majorité des média en 1995 et 2002. Et là, grâce au trou d’air de janvier, Nicolas Sarkozy est redevenu le favori incontestable. Voilà une équation gagnante pour la candidate du Parti Socialiste qui, tient désormais la place d’outsider, mille fois plus souhaitable en janvier / février pour gagner en avril / mai. On pourrait presque se demander si l’excellence de ce timing n’est pas complètement involontaire… Ceux qui parlent de la possible explosion de la candidature Royal devrait se souvenir qu’à la même époque il y a douze ans, Jacques Chirac était crédite de moitié moins de voix que la candidate du PS et qu’Edouard Balladur était donné gagnant 60-40 contre n’importe quel candidat, voir possible gagnant au premier tour si Jacques Chirac s’effaçait. Les sondages de janvier / février doivent être traités avec recul, ce que presque tout le monde semble avoir oublié.
Bien sûr, les fans du candidat-Ministre pourront insister sur la différence de crédibilité entre les deux. Mais il y a un double problème. A force de polir son discours et changer de position pour essayer de rassembler, Nicolas Sarkozy risque de ne plus avoir de message et de paraître opportuniste. Et on peut soupçonner Ségolène Royal de juste « gérer son effort ». Ne joue-t-elle pas stratégiquement profil bas sur certains aspects pour mieux porter l’estocade sur la fin de la campagne. Elle est loin d’être stupide : sa victoire écrasante aux primaires socialistes le montre et sa campagne est très cohérente.
En revanche, Dominique de Villepin, en ayant eu en permanence le soin d’équilibrer justice sociale et compétitivité économique, serait moins polarisant que Nicolas Sarkozy. Dans un tel scénario, alors que la droite voterait massivement pour lui face à la candidate du PS, on peut imaginer qu’il y aurait une certaine perméabilité à gauche à qui il ne fait pas peur comme Nicolas Sarkozy. Et même pour l’électorat du Front National, il n’est pas impossible que son éloignement de la classe politique traditionnelle, illustré par ses conflits répétés avec les députés l’UMP ne lui permette pas d’avoir de bons reports. En outre, son autorité sur les questions de sécurité (c’est lui qui a poussé à l’utilisation de l’état d’urgence pour résoudre la crise des banlieues) conjugué à son souci de justice sociale peuvent en faire le meilleur défenseur des classes populaires.
Bref, si jamais nous avions un second tour conforme à ce que les sondages annoncent aujourd’hui (ce qui serait une première depuis plus de trente ans…), je prends le pari que non seulement Nicolas Sarkozy perdra, mais que la défaite, loin d’être serrée sera plutôt proche de celle de Jacques Chirac en 1988. Mais il est fort possible que la campagne de Ségolène Royal rebondisse à partir de la mi-février. Alors, elle pourrait distancer Nicolas Sarkozy au bon moment. Ainsi, les Français comprendraient que le Ministre de l’Intérieur a perdu, ce qui pourrait constituer l’opportunité dont le Premier Ministre a besoin pour pouvoir se présenter. Et imaginez un débat d’entre deux tours entre Ségolène Royal et Dominique de Villepin… Ne pensez-vous pas que l’issue serait bien plus incertaine pour la candidate socialiste ?

Discours d'ouverture réunion 28 janvier

Je tiens à vous remercier pour votre présence. Merci de venir pour soutenir une candidature encore hypothétique. Merci de venir à l’appel de notre rassemblement de bloggeurs. Cela fait plaisir de voir des personnes qui partagent les mêmes convictions et principes. Des personnes prêtes à donner leur temps pour signifier leur attachement à ces convictions et principes, même dans les moments les plus difficiles. Ce qui nous rassemble ici, c’est un idéal politique que nous souhaitons défendre.
Et l’idéal de notre association, comme vous l’aurez compris, est un idéal gaulliste. On me pose en général deux questions quand je dis que je me définis comme gaulliste. Mais qu’est-ce que c’est le gaullisme, surtout aujourd’hui, plus de trente ans après la mort du Général ? Avant même les idées, je crois que le gaullisme est un romantisme, un romantisme politique. Il englobe une certaine vision des rapports humains, de la fidélité aux compagnons d’aventure. Et cet esprit n’est naturellement pas soluble dans les sondages ou les compromis. Un vrai gaulliste ne se penche pas dans le sens du vent. Le gaullisme, c’est aussi un respect absolu de la chose publique. Et ce respect doit être un respect de tous les instants. Quand le Général était à l’Elysée, il faisait déduire de sa paie tout repas donné à titre privé. Parce qu’il respectait l’argent des Français, le budget était à l’équilibre. Le gaullisme, c’est aussi une vision du monde, fortement influencée par le cours de la seconde guerre mondiale. C’est un refus de l’asservissement des nations à l’impérialisme d’autres puissances. C’est un équilibre entre la volonté d’aide au développement et le respect du chemin que les autres pays veulent emprunter. Ce n’est définitivement pas la volonté d’imposer un modèle uniforme, par la force s’il le faut. Le gaullisme, c’est le souci d’un équilibre permanent entre la justice sociale et la compétitivité du pays et de ses entrepreneurs . C’est en cela, à mon sens, que le gaullisme n’est ni de droite, ni de gauche. La gauche a tendance à vouloir construire la justice sociale contre la compétitivité des entrepreneurs. Elle préfère re-découper un gâteau plutôt que de mettre en place ce qu’il faudrait pour qu’il grossisse plus vite. Et la droite a tendance à tout conditionner à la compétitivité des entrepreneurs. Pourtant, le capitalisme moderne a besoin de mécanismes de redistribution. Dans les pays occidentaux, depuis 15 ans, la majeure partie des bénéfices de la croissance sont allés aux plus favorisés et aux profits des entreprises. Ce n’est pas juste. Pour avancer durablement, une société doit avancer ensemble. Sinon, les classes populaires se vengeront d’un système dont elles ne touchent aucun bénéfice.
La deuxième question qui vient quand on parle du gaullisme, c’est que Le Général était d’une époque révolue, qu’il est venu dans des circonstances qui ne se rencontreront plus. Nous n’y croyons pas ! Après tout, les discours désabusés sur la classe politique ne sont pas nouveaux. C’était celui de bien des journalistes de l’entre deux-guerre ou des années 50. Et pourtant, un nouvel espoir politique s’est levé, une nouvelle façon de faire de la politique a émergée. Par deux fois, le Général a pris la France et les Français par la main et a redressé le pays.
Ce que le Général de Gaulle avait, c’était du caractère, une foi inébranlable dans ses principes et convictions. C’est ce qui lui permit de ramasser, seul, le drapeau national, de le porter et le protéger, puis d’agréger à lui les Français, faisant passer la France du stade de pays vaincu et quasiment annexé au rang de pays vainqueur. Il en fallait du caractère ! De même, alors que la 4ème République s’étouffait de ses faiblesses congénitales et que le pays ne savait comment gérer la guerre en Algérie, à 67 ans, il fit de nouveau le don de sa personne pour redresser le pays. Il nous a appris la grandeur d’âme, la quête d’absolu en politique, la rigueur des convictions et des principes. Il nous a légué également ce respect de la chose publique que l’on a bien du mal à déceler dans les hommes politiques actuels. Il nous a aussi montré que l’attachement au pouvoir ne pourrait asservir les principes et les convictions en n’hésitant pas à quitter le pouvoir par deux fois sans y avoir été vraiment contraint.
Notre volonté n’est pas d’exclure qui que ce soit. Nous voulions juste expliquer notre vision de la politique. Le Général a été le plus grand rassembleur de la vie politique française. Il a su gouverner avec les communistes, les socialistes et les démocrates-chrétiens au sortir de la guerre pour instaurer la Sécurité Sociale et réorganiser en profondeur notre économie. Puis le parti gaulliste a su rassembler radicaux, démocrates-chrétiens et indépendants pour gouverner la France. C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement des républicains de TOUTES les sensibilités pour appeler et soutenir une candidature alternative.
Car comment en effet accorder du crédit à un candidat libéral devant les patrons et pseudo-héritier de Jaurès devant les ouvriers, un candidat qui en 6 mois a dit tout et son contraire sur bien des sujets, un candidat pour lequel la quête du pouvoir personnel semble être le seul et unique objectif, quels que soient les moyens. Mais comment accorder du crédit également à une candidate qui brandit l’absence de vision comme un drapeau, et dont la légèreté de certaines déclarations est proprement sidérante. Non, ils ne sont vraiment pas à la hauteur des enjeux de notre pays.
Et pourtant, un homme apparaît bien plus à la hauteur des enjeux de notre pays. Dominique de Villepin est le Président dont la France a besoin, si Jacques Chirac décide de ne pas se présenter. Lui a le caractère pour tenir bon en cas de crise. Lui et le Président de la République ont su faire face aux Etats-Unis en 2003 à un moment où l’administration américaine affirmait qu’elle pardonnerait à la Russie, qu’elle ignorerait l’Allemagne et qu’elle punirait la France. Il en fallait du caractère pour affronter la toute puissance américaine en première ligne. Qui se l’est permis à part Jacques Chirac et Dominique de Villepin ? Ce sont aussi eux qui ont décidé l’usage de l’Etat d’urgence et un plan banlieue pour résoudre la crise de l’automne 2005. Ce sont Dominique de Villepin et Jacques Chirac qui ont eu le courage de faire front, de faire montre à la fois de la fermeté nécessaire pour faire respecter l’Etat de droit tout en écoutant le malaise social qui avait en partie provoqué cette crise. A cette occasion, ILS ont montré que l’ordre juste pouvait être plus que des mots. Le couple exécutif a montré qu’il avait le caractère pour affronter une crise aussi difficile avec fermeté et justice, sans provocation, avec calme mais aussi détermination. C’est aussi Dominique de Villepin qui a eu le front de vouloir faire passer le CPE au Printemps dernier. On ne saura jamais si ce contrat était la solution aux problèmes du chômage de jeunes, mais il valait sans doute au moins une expérimentation. Et plus que la colère de la rue, c’est l’absence de caractère des élus et de certains ministres de l’UMP qui sont responsables du retrait du CPE. Qui se souvient aujourd’hui que les députés proches du Ministre de l’Intérieur disputaient la paternité du projet au Chef du gouvernement avant les manifestations ? Qui se souvient aujourd’hui que la deuxième manifestation pour le retrait du CPE avait été un échec ? C’est le manque de caractère de certains élus de l’UMP qui a permis de montrer qu’il y avait des failles dans le soutien de ce projet et a favorisé une plus forte mobilisation.
De cet épisode, nous retenons un Homme d’Etat doté de caractère. Car que voulons-nous pour la France. Un Président qui se couche au moindre soubresaut ? Un Président rivé aux sondages d’opinion et dont toutes les mesures sont calibrées en fonction de ce que les sondages disent. Voulons-nous un Président qui demande l’opinion des Français pour résoudre tous les problèmes ? Comment fera-t-il en cas de crise grave ? Comment imaginez-vous qu’un Président Sarkozy ou une Présidente Royal auraient géré la grave crise des banlieues que nous avons traversée. Ne pensez-vous pas que la France mérite mieux ?
En fait, on sent beaucoup de résignation derrière le soutien aux deux candidats des sondages. Dans les deux camps, on soutient que ce sont les candidats qui peuvent gagner. Quel argument ! Quel déni des convictions, des principes, qui devraient être les seuls moteurs de la politique. Un choix politique ne saurait se réduire à une efficacité électorale supposée. D’autant plus que les Français contredisent bien souvent ces présupposés. Une campagne, ce n’est pas un discours changeant en fonction des audiences, quitte à dire tout et son contraire. Une campagne, c’est un moment pour présenter sa vision et chercher à la partager plutôt que de demander aux Français de la construire eux-mêmes. Non les deux candidats des sondages ne sont vraiment pas à la hauteur des enjeux de la France d’aujourd’hui.
Alors, il est vrai qu’aujourd’hui, pour être honnête, aucune opportunité ne semble s’ouvrir pour le candidat que nous appelons. Nicolas Sarkozy est en tête des sondages et toute candidature apparaîtrait comme une inutile candidature de division. Mais, de toutes les façons, le Premier Ministre a affirmé qu’il souhaitait continuer à mener son travail pour la France. La session parlementaire se terminant fin février, rien ne peut se passer avant.
Et cela tombe bien car c’est à ce moment que la campagne commencera à se cristalliser et c’est donc seulement à ce moment qu’il faudra que l’opportunité se présente. Et nous coryons qu’elle se présentera.
La bêtise et le manque de recul des soutiens du Ministre de l’Intérieur m’amuse tant ils ne semblent avoir aucun sens de l’histoire politique ou le moindre recul. Il y a douze ans précisément, avec un des fondateurs du RJVR, nous faisions alors la campagne de Jacques Chirac dans notre école. Les Balkany et Devedjian pavoisaient alors devant les sondages de leur chef de l’époque, Edouard Balladur. Il n’était pas alors un simple prince des sondages, mais bien le monarque absolu, celui qui battait 60-40 n’importe quel adversaire au second tour et qui pouvait même gagner au premier … A l’époque déjà, nous disions que les vainqueurs de janvier étaient rarement ceux de mai. Nous savons tous ce qu’il est advenu. Ceux qui pavoisent ou s’inquiètent aujourd’hui devraient s’en souvenir.
C’est pourquoi voir aujourd’hui certaines personnes parler de dévissage de la candidature Royal alors que Nicolas Sarkozy est donné gagnant 52-48 me fait bien rire. Nicolas Sarkozy part bien plus bas qu’Edouard Balladur il y a 12 ans. Il est tout sauf assuré de ne pas revivre le destin de son patron de l’époque. Le manque de recul à l’égard des sondages de janvier est sans doute un des meilleurs indices de son échec à venir. D’autant plus que ce score est obtenu après trois semaines où Nicolas Sarkozy a accumulé les bonnes nouvelles alors que sa rivale a enchaîné les cafouillages. Après une telle séquence, c’est au moins du 55% voir du 60% que Nicolas Sarkozy devrait faire au second tour. En outre, cette séquence a permis à Nicolas Sarkozy de redevenir le favori incontesté et il est rarement une bonne idée d’être le favori de janvier.
Les sondages de ces derniers jours montrent en fait que la candidature de Nicolas Sarkozy, elle, a toutes les chances de connaître un vrai dévissage une fois que Ségolène Royal présentera son projet. Après tout, la présentation de son projet sera l’occasion pour elle de couper l’herbe sous le pied à la principale critique qui lui est adressée. Alors elle créera une dynamique de victoire autour de sa campagne, au bon moment. C’est à ce moment-là, quand les Français réaliseront que Nicolas Sarkozy a perdu la Présidentielle, qu’une fenêtre pourra se créer pour une candidature du Premier Ministre.
A nous d’entretenir cet espoir et à nous tenir prêts si l’occasion se présente et que Dominique de Villepin la saisit. Nous vous donnons rendez-vous fin février. Car c’est à ce moment que nous devrons être prêts. Le mois qui vient sera le plus difficile car le Premier Ministre est quasiment sorti du champ des possibles et Nicolas Sarkozy règne en maître absolu sur les troupes de l’UMP. En outre, comme cette opportunité reste hypothétique, le Premier Ministre ne pourra sans doute pas adresser le moindre geste qui puisse nous encourager. Nous devrons donc nous accrocher à nos convictions et notre foi. D’ici là, nous devons entretenir l’espoir et essayer de nous organiser au cas où.
Le Figaro d’hier nous a comparé à des résistants, c’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les associations qui partagent nos idées pour se rassembler dans une Coordination Nationale Républicaine, un nouveau CNR, qui pourrait le cas échéant soutenir cette candidature alternative que nous appelons.
Le dernier mot que je souhaite vous adresser est de garder courage. Le gros temps est devant nous. Mais, nous sommes armés de nos convictions et principes et ainsi armés, nous pouvons tout traverser si nous gardons espoir et que nous nous rassemblons.
Merci pour votre écoute.

Discours de clôture réunion 14 janvier 2007

« Ce n’est pas la gauche, la France ! Ce n’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français, comme de tout temps, ressentent en eux des courants. Il y a l’éternel courant du mouvement qui va aux réformes, qui va aux changements, qui est naturellement nécessaire, et puis, il y a aussi un courant de l’ordre, de la règle, de la tradition, qui, lui aussi, est nécessaire. C’est avec tout cela qu’on fait la France. Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est une erreur nationale impardonnable. »

Cet extrait d’un entretien du Général de Gaulle pendant la campagne de 1965 résume ce que nous attendons d’un Président de la République.

Le Président de la République, c’est aussi le représentant de notre pays à l’international. Et entre les déclarations des deux principaux candidats aux Etats-Unis et en Chine et le discours du Premier Ministre à l’ONU en 2003, notre choix est clair. En 2003, ce discours a permis d’éviter un conflit de civilisation entre l’Occident et l’Orient. Car c’est ce que serait devenue la guerre en Iraq si tous les pays occidentaux s’étaient rangés comme des petits pois derrière les Etats-Unis. C’était aussi un discours courageux car la France s’est mise en première ligne dans l’opposition à la position des Etats-Unis. L’histoire a parlé. Je vous conseille de relire ce discours. Sa vérité est encore plus criante aujourd’hui, notamment les avertissements sur la gestion de l’après-guerre, plus que jamais d’actualité. Les Etats-Unis n’ont pas écouté. Ils ont été arrogants. Malgré l’horreur de la situation, nous pouvons être fiers de la position de notre pays à cette époque.

Nous pouvons également être fiers de l’action du gouvernement. Le gouvernement Jospin était un gouvernement impuissant, face à l’insécurité, face au chômage et aux problèmes économiques. Celui mené par le Premier Ministre a montré un véritable équilibre entre justice sociale, compétitivité économique, et respect de l’argent des Français. Et cet équilibre a été servi à la fois par un fort volontarisme et un grand pragmatisme au service de l’action pour les Français.

Alors que la mesure phare du gouvernement Jospin, les 35 heures, a plutôt profité aux cadres supérieurs, depuis 5 ans, le gouvernement s’est battu pour la justice sociale et la promotion de l’égalité des chances. La justice sociale, c’est réduire l’insécurité, qui frappe les plus faibles, même s’il reste du travail à faire sur les violences aux personnes, toujours en augmentation. La justice sociale, c’est un doublement des constructions de logements sociaux par rapport à 2001. La justice sociale, c’est aussi l’augmentation régulière du SMIC pour défendre le pouvoir d’achat des personnes à faible revenu. La justice sociale, c’est le développement des services à la personne, l’aide aux personnes âgées, les actions en faveur des personnes handicapées. La justice sociale, c’est aussi le plan de cohésion sociale dans les villes pour aider la réussite de tous. Mais la justice sociale, c’est surtout une lutte sans relâche contre le chômage, le cancer qui ronge notre société. Même s’il reste beaucoup à faire, d’ici quelques mois, la France affichera son plus bas taux de chômage depuis 25 ans. Notre gouvernement s’est battu pour la solidarité et l’égalité des chances.

Mais la justice sociale ne peut exister sans compétitivité de notre économie et respect de l’argent des Français. Pour la première fois depuis longtemps, nous avons un gouvernement qui réduit le déficit budgétaire la veille des élections. Nous pouvons vraiment être fiers de ce comportement responsable et citoyen. Tellement de gouvernements n’ont pas hésité à utiliser l’argent des Français pour essayer d’acheter les élections : 1993, 1995, 2002… Le Premier Ministre tient le cap de l’intérêt général fermement. La justice sociale s’appuie également sur la compétitivité de notre économie. Là aussi, le gouvernement a agi. La création des pôles de compétitivité renoue avec notre grande tradition colbertiste d’accompagnement par l’Etat du développement économique national. Le CNE, outre le fait de réduire le chômage des jeunes, permet aux petites entreprises une souplesse bienvenue. Les chèques emplois-services facilitent également la vie des petits entrepreneurs.

Bref, même si un bilan ne saurait être complètement positif, on peut dire que celui du gouvernement est vraiment bon.

Comme vous l’aurez compris, notre Rassemblement est d’inspiration gaulliste. C’est ce qui unit les membres fondateurs. Mais aujourd’hui, nous pensons que les enjeux de la Présidentielle dépasse les étiquettes politiques. Aussi, nous appelons au rassemblement le plus large possible des républicains de toutes les sensibilités pour cette candidature alternative que nous appelons. Gardons tous notre identité mais travaillons ensemble ! Ne perdons pas de temps à chercher à gommer des différences qui peuvent exister ! Acceptons-les ! Faisons-en une force ! C’est ainsi que Jacques Chirac avait gagné en 1995. Il avait su additionner les talents sans que chacun ne renonce à son identité.

Ce respect des identités ne devra pas nous empêcher d’agir de manière coordonnée. Dans cette campagne, le candidat que nous espérons soutenir, n’aura pas l’organisation d’un grand parti derrière lui. Nous devrons donc organiser une coordination de nos actions pour être plus efficace mais profiter de la légèreté de nos structures pour multiplier les actions.

Toutes les élections présidentielles ont eu des règles du jeu différentes. A nous d’écrire celle de cette élection ! Mobilisons-nous ! Chaque initiative, de chaque personne ou chaque groupe est comme un petit ruisseau. A nous d’en créer suffisamment pour que quand ils se rencontrent, ils deviennent un puissant fleuve qui pousse la candidature que nous souhaitons.

Compagnons d’aventure, nous les jeunes, élite de la nation, avançons ensemble pour faire gagner la bataille de France.

Merci de votre participation et à bientôt.

Vive la République ! Vive la France !

Discours d'ouverture réunion 14 janvier 2007

Je vous remercie chaleureusement de votre présence. Car après tout, vous êtes venus ici à l’appel d’un rassemblement inconnu pour soutenir une candidature pour l’instant hypothétique, le tout uniquement relayé par quelques blogs et quelques mails. Il en fallait de la force de conviction pour venir ici aujourd’hui. Mais je crois que c’est ce qui nous réunit tous ici. Nous avons tous des idéaux, des convictions, des principes que nous estimons mal représentés dans la campagne actuelle.
Cette réunion a un double but : vous présenter ce que nous souhaitons faire et discuter avec vous de ce que nous pouvons faire ensemble pour appeler, faire émerger et soutenir une candidature alternative. Avant de poursuivre, je vais commencer par nous présenter et vous expliquer ce qui nous a amené à lancer cet appel.
Derrière le Rassemblement des Jeunes pour la Vème République, il y a un groupe de personnes qui se sont rencontrés sur Internet. Quatre des cinq membres fondateurs tiennent des blogs de soutien à Dominique de Villepin. Fin 2006, nous nous sommes rencontrés. Et nous avons décidé d’unir nos forces pour mener de nouvelles actions en dehors du web. Cette réunion est la première de ces actions ! Je tiens à préciser que nous sommes complètement indépendants de qui que ce soit. Nos initiatives sont également purement personnelles.
Avant de vous expliquer pourquoi nous avons souhaité vous réunir aujourd’hui, je tiens à préciser une chose. Nous menons une démarche positive. Notre appel n’est pas dirigé contre un candidat en particulier puisqu’aucun des candidats actuels ne correspond à nos attentes. Et si nous en étions restés là, nous n’aurions rien, je dis bien rien organisé. C’est parce qu’il y a une personne dont nous partageons les idées et la méthode et dont nous pensons que la personnalité convient parfaitement au rôle du Chef de l’Etat, que nous sommes là aujourd’hui. Même si nous avons choisi cette date symbolique pour notre réunion, nous souhaitons l’inscrire dans une démarche positive et non négative. Il aurait été facile de faire des petites phrases sur les uns et les autres. Nous allons essayer de ne pas le faire et je vous demanderai de l’éviter. Cela ne nous avancerait à rien. Concentrons-nous sur tout ce que nous pouvons faire pour défendre nos idées.


Mais revenons à notre appel. Ne nous berçons-nous pas d’illusions ? Après tout, quand on regarde certains média, nous sommes déjà au second tour ! Circulez, il n’y a rien à voir ! Le seul intérêt de cette campagne serait de savoir qui de Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal gagnera le 6 mai. Et quand on voit parfois un autre candidat, on lui demande presque toujours de se positionner par rapport aux deux favoris. La quasi-totalité des commentaires, des articles, des couvertures sont pour Ségolène et Nicolas.
Pourtant, ironie de l’histoire, les deux favoris de janvier ne se sont presque jamais retrouvés au second tour en mai. Les mêmes analystes qui annonçaient trois mois avant le vote des Français la victoire certaine de Balladur en 1995, celle de Jospin en 2002 et celle du « oui » à la Constitution, assurent avec la même force aujourd’hui que le second tour est déjà joué. Nous ne sommes pas encore entrés dans la vraie campagne ! Tout reste à écrire ! Toute l’histoire de la Cinquième République montre que les élections se décident dans les deux derniers mois de campagne. Nul doute que les Français réserveront une nouvelle surprise aux prévisionnistes malheureux de ces dernières années. Car comme nous l’a conseillé Jacques Chirac, les Français feront vivre intensément leurs convictions.
Le choix du 14 janvier n’est bien sûr pas anodin. Pour citer le Général de Gaulle, nous pensons que « Le Président de la République ne saurait être confondu avec aucune fraction. Il doit être l’homme de la nation toute entière, exprimer et servir le seul intérêt national ». Et cela s’étend aux partis. La Vème République n’est pas la République des partis. Grâce au référendum de 1962, ce ne sont plus les élus qui désignent le Président de la République, mais ce sont les Français qui l’élisent directement au suffrage universel. Ce choix, validé par les Français contre tous les partis il y a 45 ans, défini la fonction présidentielle. Le Président est au-dessus des partis. Il ne dépend pas d’eux. Du coup, s’il est naturel que des partis donnent des investitures, ces investitures ne sont en aucun cas limitatives. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis ! Edouard Balladur a bien du culot de réclamer l’union autour du candidat investi par l’UMP, lui qui s’était présenté contre le candidat investi par son parti en 1995 !
Nous souhaitons un Président qui respecte la chose publique. Un Président qui refuse d’arrêter de gouverner au prétexte qu’il faut commencer une campagne 6 mois avant. Un Président respectueux de l’argent de l’Etat, au point de réduire le déficit à la veille des élections, alors que tant de gouvernements n’ont pas hésité à dépenser sans compter dans ces mêmes circonstances. Un Président qui a une vision de notre pays et qui n’est pas seulement épris de pouvoir.
Un Président qui sache travailler en équipe, mettre en valeur les uns et les autres. Un Président qui sache travailler avec des personnalités diverses, et pas seulement s’entourer de lieutenants. Un Président qui sache rassembler au-delà de son propre camp, qui puisse rassembler les Français. Un Président qui sache conjuguer souci de la justice sociale et compétitivité du pays et de ses entrepreneurs. Un Président qui sache tenir la barre fermement en cas de crise. Un Président indépendant de la « corbeille », où la politique de la France ne doit jamais se faire. Un Président capable d’agir rapidement et de prendre des positions claires. Un Président qui ne s’aventure pas à des comparaisons hasardeuses sur la justice chinoise quand il est reçu par l’administration de ce pays. Enfin, un Président qui défend la place originale de la France dans le monde, plutôt que l’alignement pur et simple sur les Etats-Unis.
Bref, pour toutes ses raisons, nous ne pouvons pas être satisfaits des candidatures qui existent aujourd’hui. C’est pourquoi nous appelons à une autre candidature de rassemblement républicain. Etant donné la décision de Michèle Alliot-Marie, nous pensons que Dominique de Villepin est le mieux placé pour ce combat si le Président de la République décide de ne pas se représenter.
Nous devons être clair. Nous n’avons aucune idée sur la possible décision du Premier Ministre. Je ne suis pas sûr d’ailleurs qu’il ait déjà pris sa décision. Il y a encore du temps après tout. Nous savons donc que nos efforts n’aboutiront pas forcément à une candidature. Mais ce n’est pas grave car nous nous battons pour des convictions, des principes. Et ces derniers sont éternels ! Si jamais tout ce que faisons aujourd’hui n’était pas directement utile lors de la présidentielle de 2007, nos efforts ne seraient pas perdus. D’autres échéances suivront. Nous pouvons être à la pointe d’un rassemblement républicain dont Dominique de Villepin serait l’inspirateur. Car il faut être clair, si Dominique de Villepin ne se présente pas, je crois que Nicolas Sarkozy va perdre face à Ségolène Royal. Beaucoup ont oublié qu’elle avait dit fin 2005 qu’elle admirait beaucoup Tony Blair. Elle a eu l’intelligence de ne plus le dire, étant donné le manque de popularité de ce dernier au sein de la gauche française. Néanmoins, sa campagne en est très inspirée et son positionnement met structurellement Nicolas Sarkozy en minorité au second tour. Tout d’abord, Nicolas Sarkozy sera le meilleur rassembleur de la gauche au premier et au second tour. Ensuite, les voix de l’UDF s’éparpilleront entre les deux candidats au second tour. Et enfin, même les voix populaires du FN ne se reporteront pas si facilement sur le candidat de Neuilly, des grands patrons et des vedettes du show-biz au comportement douteux.
Mais, très honnêtement, si nous nous battons aujourd’hui, ce n’est pas pour ça. C’est parce que je pense qu’il y a une chance raisonnable que le Premier Ministre se présente et qu’il gagne. Toutes les campagnes présidentielles ont connu de grandes surprises. Soyons la surprise de cette élection ! C’est à chacun de nous d’agir pour appeler et favoriser cette candidature. Plus nous serons, plus nous agirons, plus nous pouvons pousser cette autre candidature. Chacun d’entre nous a son rôle à jouer. Quand je vois l’impact de ce que notre rassemblement de bloggeurs a eu et le nombre de messages de soutien que nous avons reçu en une sule semaine, je me dis que nous ne sommes qu’au début d’un grand mouvement de rassemblement. Et même s’il faut faire très vite, nous avons encore du temps. Nous ne sommes qu’en précampagne. La vraie campagne ne commencera qu’en fin février.
En revanche, la précampagne a un rôle à jouer : montrer à la France qu’il y a une vraie attente pour une candidature alternative et qu’il y aura les équipes pour mener la campagne demain. C’est à nous tous de le montrer. Ce que nous pouvons écrire aujourd’hui est unique, du jamais vu. Nous ne savons pas jusqu’ou cela peut nous mener mais cela peut nous amener loin. Faisons de nos faiblesses des forces. Nous n’avons pas de moyens ! Faisons alors campagnes sur Internet, par mails et blogs : c’est gratuit ! Ensemble nous pouvons changer les règles de cette campagne, et peut-être son résultat.
C’est pourquoi cette réunion n’est qu’un début. Nous vous donnons d’ors et déjà rendez-vous dans deux semaines pour une nouvelle réunion. Nous vous en donnerons tous les détails dans la semaine à venir. Outre Paris, nous travaillons également à l’organisation de réunions parallèles en Province. Nous venons également de mettre en ligne un blog, RJVR.hautetfort.com, sur lequel vous trouverez une pétition pour la candidature de Dominique de Villepin. Je vous remercie d’avance d’aller la signer et de la transférer au plus grand nombre. Je vous rappelle l’adresse de notre blog : RJVR.hautetfort.com.
Nous lançons également un double appel. Un appel aux personnes qui se reconnaissent dans nos valeurs et convictions pour nous rejoindre et continuer à construire cette page de la campagne. Nous lançons aussi un appel à toutes les organisations de notre sensibilité ou proches, qui souhaitent voir émerger une nouvelle candidature. Travaillons ensemble ! Rassemblés, nous pourrons soulever des montagnes et faire entendre nos convictions.
Cela m’amène à ce que VOUS pouvez faire. C’est ce dont nous souhaitons parler avec vous aujourd’hui. Notre mouvement ne pourra en aucun cas être une organisation structurée et organisée comme le sont les grands partis. Nous n’en avons ni les moyens, ni sans doute le souhait. Nous vous invitons donc soit à rejoindre des organisations existantes, Courage République, Réforme et Modernité, Vème République, notre Rassemblement ou à créer la vôtre. Mais surtout, AGISSEZ ! Faites signer des pétitions pour une autre candidature ! Organisez des réunions ou des débats ! Essayons ensemble de se coordonner pour démultiplier l’efficacité de nos actions. Bref, AGISSONS ! Une alternative existe, rendons-la possible !
Je vous invite maintenant à prendre la parole pour exprimer vos suggestions sur ce que nous pouvons faire dans les semaines qui viennent. Merci de rester dans une démarche positive et d’éviter les attaques purement personnelles sur n’importe quel candidat qui ne nous ferons pas avancer. Si nous sommes tous là, c’est parce que nous ne sommes pas satisfaits par les candidats actuels. Passer du temps à les critiquer, même si cela est défoulant et amusant, ne nous apportera rien.
Je vous remercie pour votre écoute.

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