31.07.2009
La saga de la Force, épisode 1 : vers l’apogée
Il y a bien longtemps, dans une Galaxie lointaine, très lointaine, lors de la grande guerre galactique un groupe de compagnons créa le Conseil de la Force Résistante. Ils étaient porteurs d’idéaux différents, mais ils voulaient tous reconstruire un monde plus juste après la guerre.
La genèse de la force
Les vieux Ordres des Indépendants et des Radicaux avait été balayés par la guerre, pour avoir collaboré avec l’Empire occupant. Les trois ordres principaux du Conseil de la Force Résistante reprirent leur chemin distinct, l’Ordre de la Rose au Poing, l’Ordre du Marteau et de la Faucille et l’Ordre de la Croix de Lorraine. Pour perpétuer l’esprit de leur lutte commune, ils décidèrent de créer une Académie de la Force qui devait former les Jedi de la Galaxie, qui défendraient les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Quelles que soient leurs différences, cette volonté sincère d’améliorer le sort de leurs concitoyens était la force de ces trois ordres. C’était cette force qui les animait autant qu’elle animait les citoyens qui les suivaient. La double défaillance de l’Ordre des Indépendants et des Radicaux face à la grande Tempête de la Cupidité et à la guerre les avait en grande partie disqualifié.
Le poison du côté obscur
C’est le Général Yoda, aidé de tous les Ordres, qui parvint en quelques mois à profondément transformer la Galaxie, à remettre de l’ordre dans l’ensemble des territoires, jetant les bases d’un modèle galactique nouveau. Malheureusement, derrière cette incontestable réussite, deux poisons étaient d’ores et déjà à l’œuvre, notamment au sein de l’ordre de la Rose au poing, deux poisons qui allaient transformer radicalement ce qui était pourtant à la base un groupe d’idéalistes désintéressés.
Car les Jedi camarades devaient résister à la tentation des deux côtés obscurs de la force : l’ego et la « penséunik », une curieuse maladie qui limitait leur capacité de réflexion. Très vite, les camarades de l’ordre de la Rose au Poing ne se soucièrent plus du bien-être de leurs concitoyens et se préoccupèrent surtout des honneurs de la Cité, et du pouvoir. Le côté obscur était d’autant plus à l’œuvre qu’un jeune maître Sith ambitieux, Jarnac Palpatine, gravitait parmi eux.
Le nouvel ordre de la croix de Lorraine
Le jeune Palpatine favorisa un rapprochement de l’Ordre de Rose au Poing avec les vieux Ordres des Indépendants et des Radicaux, assurant aux camarades une participation quasi permanente à la gestion de la Galaxie. Mais cette alliance devait affronter la contestation de l’Ordre de la Croix de Lorraine, dont l’inspirateur et chef était le Général Yoda, un être au physique étrange, qui ne semblait pas vraiment humain, mais connu pour son courage et ses convictions.
Cet ordre, où l’on se donnait du « compagnon » était animé du même souffle qui animait les camarades de l’ordre de la Rose au Poing à ses débuts. S’ils n’avaient pas les mêmes idées, le même idéalisme les réunissait, la volonté de construire un destin commun auquel les individus se soumettaient avec bonheur. La Galaxie, lassée par les combinaisons et l’impuissance des autres ordres, s’en remit alors au seul Ordre de la Croix de la Lorraine, alors puissamment animé par le côté lumineux de la force.
L’avènement du Général Yoda au pouvoir marqua l’apogée du côté lumineux de la force et d’une certaine éthique du pouvoir. Malheureusement, le pouvoir d’attraction du côté obscur restait fort.
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30.07.2009
La saga de la Force
C’est l’été. L’actualité est moins dense. Plutôt que de faire le 112ème papier sur la bêtise du PS, le mauvais bilan du président ou l’absence de remise en ordre du système économique, voici donc une petite saga.
Cette saga prendra la forme d’une double trilogie. Pour une semaine, je vous donne donc rendez-vous pour vous conter l’histoire de l’Ordre de la Rose au Poing, de l’Ordre de la Croix de Lorraine, de Jarnac Palpatine et Dark Bosca. Découvrez à partir de demain la lutte entre le côté lumineux et le côté obscur de la force politique…
Toute ressemblance avec des personnes existantes est bien évidemment purement fortuite.
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29.07.2009
Malaise médiatique
Dimanche, Nicolas Sarkozy a fait un malaise lors de son jogging. Il a été immédiatement transféré au Val de Grâce où il a passé la nuit sous contrôle médical avant de repartir à pied le lendemain. Un malaise bien mal traité par la plupart des journalistes.
Une critique du président
Son traitement a été radicalement différent selon les médias. Beaucoup s’en sont tenus à la version officielle, soulignant l’hyperactivité du président, sans exprimer la moindre critique. D’autres, au contraire, n’ont pas raté l’occasion de souligner toutes les faiblesses de la communication élyséenne et de la pratique du pouvoir présidentiel. Il faut dire que Nicolas Sarkozy avait un peu tendu le bâton pour se faire battre en promettant la transparence avant son élection.
En effet, il s’est fait opérer dans le plus grand secret fin 2007 d’un abcès à la gorge, secret révélé depuis. On peut également constater que la communication présidentielle a pas mal cafouillé lors de cet incident. Patrick Balkany a évoqué un « malaise cardiaque » avant de se rétracter. Même le très solide Claude Guéant s’est emmêlé les pinceaux en parlant dans un premier communiqué d’un évanouissement avant ensuite de nier toute « perte de connaissance ».
La grande majorité des journalistes, en revanche, s’est accordé pour lier ce malaise à l’hyperactivité de Nicolas Sarkozy. Passons sur le fait que cette interprétation hâtive mais plausible, peut servir la communication élyséenne, mais même cette présentation des faits n’est pas sans limites. En effet, elle ignore que les autres présidents étaient en général de gros travailleurs et que Nicolas Sarkozy, lui même, sait s’accorder plus de moments de détente que la mythologie ne le suggère.
Des médias inhumains et ridicules
Mais je ne crois pas que Nicolas Sarkozy soit le plus critiquable dans cet épisode, loin de là. Des deux journaux que je lis en vacances, pas un n’a cru bon dans son éditorial de souhaiter un prompt rétablissement au président et d’exprimer son soutien à sa famille. Pas une ligne qui aurait montré un petit peu d’humanité. Nicolas Sarkozy est un adversaire et il doit être traité comme un chien ! Au moins, Martine Aubry et François Bayrou ont eu l’humanité de lui souhaiter ce « prompt rétablissement ».
Mais, pire encore, Sud-Ouest titre mardi en une « Sarkozy soigne aussi son image » et « Le médiatique rétablissement du président » en pages intérieures. Le malaise devient quasiment un élément de la communication présidentielle. De manière complètement ridicule, le journal dénonce « l’overdose médiatique » alors qu’il a lui-même consacré sa une et sa première double page intérieure au sujet la veille. N’est-il pas normal que les médias parlent du malaise du président de la République ?
Suit un papier qui sous-entend que ce malaise est organisé en affirmant « il devient l’homme au repos bien mérité » et en soulignant la « bonne mise en scène ». Les médias ont également eu recours à des médecins qui n’ont pas toujours su garder une bonne distance sur le sujet. Si certains en sont restés aux faits et à une explication des malaises, d’autres n’ont pas hésité à offrir une consultation médiatique à un président dont ils ignorent pourtant tout du dossier médical…
Je souhaite donc un prompt rétablissement au président et lui souhaite une bonne santé à l’avenir. Aucune opposition politique, aussi forte soit-elle, ne me semble justifier l’absence d’humanité élémentaire dont ont fait preuve certains journalistes.
Source : Sud-Ouest 27 et 28 juillet, Le Monde 28 juillet
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28.07.2009
Il faut dégonfler la bulle financière !
En 2009, le montant des bonus distribués par Goldman Sachs devrait atteindre 20 milliards de dollars, 700 000 dollars par employé, un niveau proche du record de 2007. Les leçons de la crise n’ont décidemment pas été tirées.
Quelques leçons de la crise
Et pourtant, la violence de la crise économique, la plus grave depuis 80 ans, devrait permettre une véritable remise en question. En effet, de nombreux économistes en ont souligné avec raison les causes : une prise de pouvoir des actionnaires dans les entreprises, qui aboutit à une demande de rentabilité financière exagérée, une spéculation excessive qui amplifie les mouvements des marchés, et une déréglementation qui a permis aux banques de prendre des risques inconsidérés.
Mais curieusement, peu de personnes se posent la question toute simple de la taille de la sphère financière. Marianne avait montré il y a quelques mois que les échanges financiers représentaient aujourd’hui 50 fois les transactions réelles. Du coup, il n’est pas étonnant que chaque hoquet du monde financier déstabilise une économie réelle beaucoup plus petite. En revanche, il est pour le moins paradoxal que ce soit la plus petite des deux sphères qui soit venue à la rescousse de la première…
Il faut réduire la sphère financière
La réforme du libre-échange et du système monétaire sont des réponses essentielles à la crise économique mais elles ne résoudront pas à elles seules les déséquilibres économiques que nous affrontons. L’existence d’une sphère financière aussi importante par rapport à l’économie productive est profondément malsaine. C’est un peu comme si un arbre de 50 mètres de haut reposait sur des racines qui ne dépassaient pas un mètre. À la moindre tempête, l’arbre s’effondre, arrachant ses racines.
Le déséquilibre qui a été atteint après trois décennies de déréglementation encouragée par les gouvernements de gauche comme de droite est une épée de Damoclès permanente pour l’économie mondiale. D’ailleurs, au fur et à mesure que la bulle financière grossit, l’impact de ses crises s’amplifie sur l’économie réelle : malgré le krach boursier de 1987, l’économie mondiale avait connu deux années de forte croissance en 1988 et 1989.
Les crises financières de la fin des années 90 avait provoqué un ralentissement économique dans les pays occidentaux et un véritable effondrement des économies émergentes. Le krach de 2001 a provoqué un ralentissement plus important que la crise des années 90. Enfin, la crise actuelle s’est transmise en un temps record de la sphère financière à la sphère réelle. Phénomène inquiétant, les soubresauts de la finance se font sentir de manière de plus en plus violente dans l’économie productive.
La politique à la corbeille
D’ailleurs, les politiques publiques sont de plus en plus déterminées par les soubresauts des marchés financiers. Une petite baisse de tension ? Aussitôt, la Fed baisse ses taux pour relancer. Des banques au bord de la faillite ? Les Etats prêtent de l’argent, garantissent les bilans ou les rachètent. L’économie réelle a été mise au service de l’économie financière dans une inversion de valeurs spectaculaires par rapport aux Trente Glorieuses.
Il n’y a pas 36 solutions pour revenir sur cette perversion. Il faut réduire la taille de la bulle financière, réduire les bilans des banques, et réduire le montant des transactions. Cette politique réduira la capacité de nuisance de la sphère financière sur l’économie réelle. Les moyens sont simples : une taxe Tobin et une révision drastique des normes prudentielles. La première réduira la spéculation par la taxation de chaque transaction tout en faisant contribuer la finance à la collectivité. La seconde limitera l’effet de levier.
La question de la taille de la sphère financière est une cause essentielle des déséquilibres économiques actuels. Malheureusement, ce problème n’est pas abordé sérieusement par la plupart des analystes. En l’absence de solutions apportées à ce problème, nous restons vulnérable à la prochaine crise.
Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07...
Sur les normes prudentielles : http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009...
Sur la taxe Tobin : http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009...
10:59 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : crise financières, goldman sachs, taxe tobin, normes prudentielles
27.07.2009
Martine Aubry, soutenue comme une pendue à une corde
Royal, Fabius, Delanoë, les soutiens de Dominique Strauss-Kahn : la grande majorité des éléphants du Parti Socialiste ont volé à la rescousse de la première secrétaire dans ses échanges avec Manuel Valls. Essentiellement pour de mauvaises raisons.
Le cas Manuel Valls
Sur le principe, la maire de Lille a raison de vouloir remettre de l’ordre au sein de la maison commune. Après tout, le Parti Socialiste est miné par les querelles internes depuis trois ans et la primaire délétère pour les élections présidentielles de 2007. Dès lors, face à des troupes indisciplinées, il est sans doute nécessaire de sévir en cas de manquement à la ligne du parti. C’est pourquoi elle avait raison sur le fond de rappeler à l’ordre un Manuel Valls toujours prêt à se répandre dans les médias pour médire sur ses camarades.
Malheureusement, Martine Aubry a fait deux fautes majeures. Tout d’abord, elle a rendu public la lettre envoyée au camarade coupable, ce qui a provoqué un emballement médiatique colossal en cette période estivale peu riche en actualité. Mais surtout, après avoir annoncé qu’elle allait sévir, et alors que Manuel Valls restait droit dans ses bottes, elle n’a rien fait. Tout le monde sait désormais au PS que les avertissements de la première secrétaire ne sont que des mots qui ne sont pas suivis des actes.
Pourquoi les éléphants la soutiennent ?
Il peut donc apparaître comme paradoxal que l’ensemble des poids lourds soutiennent la bien maladroite initiative de Martine Aubry. Pourtant, les raisons pour la soutenir, aussi mauvaises soient-elles, ne manquent pas. Tout d’abord, les éléphants ont toutes les raisons de se liguer ensemble pour s’assurer que les éléphanteaux ne viendront pas les concurrencer pour représenter leur parti à l’élection présidentielle en 2012. Ils se liguent donc pour étouffer toute contestation par plus jeunes qu’eux.
Mais surtout, c’est parce qu’ils ne souhaitaient pas un changement de premier secrétaire qu’ils ont soutenu Martine Aubry. En effet, personne n’a intérêt à une nouvelle campagne interne pour trouver son ou sa remplaçante. En outre personne ne souhaite sans doute assumer la tâche finalement très ingrate d’être à la tête de troupes aussi indisciplinées et uniquement guidées par leurs intérêts particuliers. Enfin, il y a sûrement le sentiment que Martine Aubry est désormais hors du jeu pour les primaires…
Cette nouvelle passe d’armes entre camarades socialistes a atteint un niveau de ridicule rarement atteint. Pire, les éléphants se sont mis d’accord pour ne rien remettre en question. On ne change pas une équipe qui perd…
Source : http://www.lexpress.fr/actualites/2/royal-soutient-aubry-...
http://tv.lepost.fr/2009/07/15/1620477_fabius-soutient-au...
Sur ce sujet, le texte très enlevé d’un collègue Kiwi : http://h16.free.fr/index.php?2009/07/20/617-de-pires-en-p...
11:19 Publié dans Actualités, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, manuel valls, martine aubry, laurent fabius, bertrand delanoë
26.07.2009
Fin de la crise chez Goldman Sachs
Et s’il y a bien une entreprise où la crise semble finie, c’est Goldman Sachs. Les résultats du second trimestre de la plus célèbre des banques d’affaires étasuniennes démontrent que les mécanismes qui ont provoqué la crise sont toujours en marche, cette fois-ci pour son plus grand bonheur.
Des résultats incroyables
Dès le deuxième trimestre 2009, Goldman Sachs semble ignorer la crise. La célèbre banque d’affaires a fait un chiffre d’affaire de 13,8 milliards de dollars au dernier trimestre, le meilleur résultat de son histoire. Son bénéfice, en hausse de 68%, a atteint 3,4 milliards. Slate note que ces résultats, avant la prise en compte des frais financiers dus à l’Etat pour son prêt, reviennent à une rentabilité des capitaux propres proche de 24%, soit le niveau d’avant la crise.
Il est proprement incroyable qu’au deuxième trimestre 2009, alors que le chômage explose partout et que les conséquences de la crise se font sentir de manière aussi douloureuse, que les résultats d’une telle banque soient si bons. La crise financière de l’automne semble avoir été effacée en à peine six mois. Mieux, ce sont les activités de marché qui se sont bien portées. Il faut dire que les indices boursiers se sont bien redressés depuis mars, donnant de multiples opportunités aux banques…
Les leçons de ce redressement
Ce redressement amène deux leçons importantes. Premièrement, il rappelle l’importance déterminante des évolutions du monde financier sur l’économie : leur baisse plonge l’économie réelle dans la récession, leur hausse donne une puissante impulsion positive à l’économie. En fait, la toute puissance des marchés a une dimension auto réalisatrice : un accès de pessimisme et leur baisse provoque la dépression crainte, un accès d’optimisme et les bénéfices de la hausse engendrent une reprise.
Deuxième enseignement : rien n’a été retenu de la crise. Le système économique n’a pas changé et nous sommes condamnés à subir les mêmes excès que dans le passé. À titre d’exemple, comment ne pas être découragé en constatant que Goldman Sachs s’apprête à doubler ses bonus en 2009 (20 milliards de dollars, soit plus de 700 000 dollars par personne), pour retrouver le record de… 2007. Décidemment, la crise n’aura pas duré très longtemps pour certains.
Le cas de Goldman Sachs illustre parfaitement la réalité d’un système économique qui n’a pas été changé mais seulement sauvé à l’automne par les Etats. Il n’a tellement pas changé que les mêmes excès qui ont plongé le monde dans un chaos financier sont commis à peine quelques mois après…
Source : http://www.slate.fr/story/8253/goldman-sachs-nest-pas-une...
10:55 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : goldman sachs, crise financière, bonus, slate
25.07.2009
Fin de crise pour la bourse et les entreprises ?
Si le mois de juin et le début de juillet avaient été dominés par une mauvaise humeur des marchés, depuis quinze jours, le moral des spéculateurs est au beau fixe. Wall Street est au plus haut depuis 8 mois et le CAC 40 a repris plus de 10%.
Le rebond de Ford
Les constructeurs automobiles ont été parmi les premières victimes de la crise. Les ventes de voitures se sont effondrées dans de nombreux pays : -40% en Espagne, -30% aux Etats-Unis à partir du mois de septembre dernier. Chrysler et General Motors n’ont échappé à une faillite totale que grâce à l’aide de l’Etat et au prix de révisions stratégiques radicales. Chrysler est plus ou moins repris par Fiat et General Motors cède de nombreuses marques et actifs.
C’est pourquoi les chiffres annoncés par Ford il y a deux jours ont été jugés particulièrement encourageants par les marchés. Certes, le bénéfice affiché par le constructeur étasunien est uniquement la conséquence d’une opération financière réussie. Mais cela montre deux choses : que même un constructeur automobile peut restructurer sa dette et ensuite que les pertes de Ford se sont réduites à 600 millions de dollars, une bonne performance dans un bas de cycle particulièrement sévère.
Les résultats des entreprises boostent la bourse
Et si Microsoft a déçu, d’autres grands groupes comme AT&T ou 3M ont dégagé de meilleurs résultats qu’attendus. Au global, comme l’avaient montré les résultats des banques il y a quelques jours, les résultats des entreprises sont moins mauvais que ce que craignaient les analystes, ce qui a provoqué le rebond des derniers jours. Le point bas des marchés de début mars semble désormais assez loin et il est possible qu’il marque a posteriori le climax de cette crise financière.
Mais la relative bonne tenue des profits des entreprises démontre également quelque chose de plus dérangeant. En effet, on peut aussi en conclure que le système actuel arrive même à protéger les intérêts des actionnaires dans le cadre d’une crise économique extrêmement violente. D’une part, des millions de personnes perdent leur maison ou leur emploi, mais de l’autre, les actionnaires ne souffrent finalement pas très longtemps (hormis les petits épargnants qui avaient leur retraite en bourse…).
Les résultats actuels posent un problème particulièrement troublant puisque toutes les dérives du système semblent encore en marche dans l’esquisse de reprise que nous traversons. Pire, cette reprise ne semble devoir profiter qu’à une minorité.
Source : http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07...
http://www.lefigaro.fr/marches/2009/07/23/04003-20090723A...
10:55 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cac 40, wall street, general motors, ford, chrysler
24.07.2009
Le CSA coupe enfin le sifflet à Nicolas Sarkozy
Une des anomalies les plus criantes de la présidence actuelle vient de tomber : le temps de parole de Nicolas Sarkozy va enfin être pris en compte, ce qui va augmenter le temps d’expression de l’opposition, qui était anormalement bas auparavant.
Une règle rendue obsolète
Depuis quarante ans, la règle voulait que le temps de parole politique se partage en trois tiers : un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité et un tiers pour l’opposition. Le temps de parole présidentiel, très limité jusqu’en 2007, n’était pas pris en compte. Mais lors des deux dernières présidences, il était marginal et ne modifiait pas significativement les équilibres de cette règle. Néanmoins, on pouvait remarquer qu’accorder seulement un tiers du temps de parole à l’opposition n’était pas énorme.
Mais depuis deux ans, le problème était que Nicolas Sarkozy et ses conseillers pouvaient accaparer un quart du temps de parole politique à eux seuls, laissant la règle des trois tiers s’appliquer pour les trois quarts restants. Cela aboutissait donc à un temps de parole politique découpé en quart quarts : un quart pour le président et ses conseillers, un quart pour le gouvernement, un quart pour la majorité et un quart pour l’opposition, soit 75% du temps de parole pour la majorité !
Une nouvelle règle bienvenue
Le Parti Socialiste a déposé une plainte au Conseil d’Etat en avril, qui a abouti à l’invalidation de la règle des trois tiers sans prise en compte du temps de parole présidentiel. Par conséquent, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel a décrété une nouvelle règle, dite « principe de pluralisme ». Désormais, le temps de parole du président et de son équipe sera pris en compte dans le temps de parole de la majorité, ce qui laissera à l’opposition un tiers du temps de parole politique total au lieu d’un quart.
La France revient donc à une pratique médiatique plus équilibrée et démocratique en assurant à l’opposition un temps de parole plus décent. Malgré tout, Nicolas Sarkozy n’a pas tout perdu dans l’affaire. Certes, il ne pourra plus être aussi présent dans les médias (à moins de réduire le temps de parole de son gouvernement et sa majorité), mais l’opposition lui garantit que le tiers de temps de parole non majoritaire peut le servir tant le PS gaspille sa salive à s’auto détruire.
Merci donc au PS, au Conseil d’Etat et au CSA pour avoir mis fin à cette anomalie du temps de parole politique. Heureusement pour Nicolas Sarkozy, le problème actuel de l’opposition est beaucoup plus ce qu’elle dit que le temps de parole dont elle dispose.
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/07/22/guy-ca...
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23.07.2009
Obama met la pression sur Israël
Jusqu’au début de l’année, les Etats-Unis étaient l’allié inconditionnel d’Israël. Quels que soient les actes et les décisions du gouvernement de l’Etat hébreu, Washington le soutenait. L’élection de Barack Obama semble avoir changer les choses plus que l’on ne pouvait s’y attendre.
Le scandale des colonies
Le terme « colonies », ressurgi de l’histoire, a un sens précis et il est surprenant qu’il soit utilisé avec autant d’indifférence à propos d’un sujet aussi grave. Non seulement Israël continue à occuper une partie du territoire Palestinien mais en plus l’Etat hébreu continue à agrandir les colonies au mépris de l’autorité palestinienne, dont le nom est malheureusement bien mal choisi. La colonisation de la Palestine par Israël est une des raisons principales de l’enlisement du processus de paix.
Mais jusqu’à présent, l’administration étasunienne ne critiquait pas l’attitude de son allié et allait même jusqu’à sous-entendre que ces colonies ne pourraient sans doute pas être retournées à leur légitime possesseur. Si Israël avait accompli un progrès décisif en se retirant de celles de la bande de Gaza, une telle option semblait inenvisageable à court terme en Cisjordanie, en l’absence de toute pression de la communauté internationale.
Le 180° de l’administration étasunienne
Alors qu’il n’avait guère abordé ce sujet lors de sa campagne, Barack Obama a rapidement changé la tonalité de la diplomatie à Washington. Avant sa première rencontre avec le nouveau Premier Ministre, il a lourdement insisté pour que le gouvernement israélien gèle la construction de colonies. Dans chacun de ses discours, il insiste sur ce point fondamental (prélude, je l’espère, à un retrait). Et cette semaine, la tension est montée d’un cran avec la menace de sanctions financières.
En effet, le gouvernement fédéral pourrait réduire ses aides à l’Etat d’Israël si la construction des colonies n’est pas gelée. Les relations entre les deux Etats n’ont jamais été aussi tendues, ce qui pourrait contraindre Tel Aviv à changer son fusil d’épaule devant une telle pression de son premier allié. On pourra seulement regretter que la France ne soit pas davantage montée au créneau sur une telle question, pourtant essentielle dans la mésentente entre pays occidentaux et musulmans.
Si le retour du Likoud au pouvoir ne laissait rien présager de bon pour la paix au Proche-Orient, , l’action de Barack Obama offre un vrai contre-poids. En prenant fermement position contre la politique de colonisation d’Israël, il peut imposer un nouveau dialogue à Tel Aviv.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/21/01003-200...
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22.07.2009
EDF : service public contre libéralisation
Hausse des prix, paiement des économies d’énergie : les dernières semaines montrent le vrai visage de la libéralisation du secteur de l’énergie. Loin d’être au service des clients, elle ne vise qu’à soumettre notre service public à une logique purement marchande.
Le dérapage de Pierre Gadoneix
Il y a deux semaines, le patron d’EDF est intervenu à la radio pour demander une augmentation des tarifs de l’électricité de 20% sur trois à quatre ans. Il a justifié sa demande par le fait que l’électricité est 30% moins cher en France que dans les autres pays européens et que l’ancien service public doit aujourd’hui financer une augmentation de ses investissements pour renouveler le parc de centrales nucléaires.
Pourtant, c’est justement parce que l’électricité en France est à 80% d’origine nucléaire que le prix y est plus faible. Et on ne voit pas pourquoi son coût devrait augmenter aujourd’hui brutalement de 20%, alors qu’EDF fait de larges bénéfices. En outre, le besoin d’argent pour les investissements est contradictoire avec les annonces du plan de relance du gouvernement où EDF devait fortement contribuer.
Comme le souligne très justement Nicolas Dupont-Aignan dans un communiqué de presse, cette demande de hausse de tarif a un seul but : financer les acquisitions du groupe à l’étranger, comme British Energy, qui a coûté 15 milliards d’euros. Il est parfaitement inacceptable que le patron d’EDF demande aux consommateurs Français de financer ses acquisitions à l’étranger.
L’oubli du service public
Cet épisode a au moins le mérite de montrer que la libéralisation des services publics ne profite pas aux consommateurs puisque loin des arguments de ses défenseurs, elle a plutôt tendance à provoquer une hausse des tarifs. La libéralisation des services publics, loin de servir le pays, met les anciens monopoles publics au service des actionnaires, uniquement.
Le dernier exemple en date l’illustre particulièrement bien. En effet, EDF et les autres opérateurs du marché de l’énergie réclament une taxe pour compenser les économies d’énergie et le manque à gagner. Une prime au gaspillage de l’énergie en somme. Une parfaite illustration du côté bassement mercantile d’entreprises privées qui ont perdu toute logique de service du public.
Sous les coups de boutoir de la Commission Européenne et avec la complicité de l’UMP, du PS et du Modem, le modèle Français de service public est constamment remis en cause. Nous voici mieux averti des conséquences de cette dangereuse évolution.
Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/07/20/edf-veu...
http://www.debout-la-republique.fr/EDF-sous-la-hausse-de-...
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