02.10.2011
Nouveau départ
Après plus de 1650 notes en quatre ans et demi, j’ai décidé de prendre un nouveau départ avec un nouveau blog http://www.gaullistelibre.com. Dorénavant, je publierai uniquement sur ce blog mais les archives de mon premier blog resteront actives.
Une page se tourne
En fait, cela faisait près de trois ans que ce changement me trottait dans la tête, à cause de l’adresse URL de mon premier blog. Si elle correspondait bien à mon état d’esprit quand je l’avais ouvert, elle donnait une idée par trop inexacte de mes idées et de mon engagement. Bien sûr, c’est en espérant soutenir Dominique de Villepin à l’élection présidentielle de 2007 que j’avais ouvert ce blog et finalement, c’est lui qui m’a motivé à reprendre le militantisme politique à la fin de l’année 2006.
Mais aussi important qu’ait été cet épisode dans ma vie politique, il ne s’agit que d’un épisode. En outre, il ne représente que très imparfaitement mes convictions, déjà anciennes. Si j’ai commencé à m’intéresser à la politique très jeune et si j’ai pris ma carte au RPR en 1991 à l’âge de 17 ans, deux débats m’ont construit idéologiquement il y a vingt ans : celui sur le traité de Maastricht (la première fois que j’ai voté, « non », bien sûr) et le débat sur l’autre politique.
Et en ces deux occasions, ce sont deux hommes qui m’ont particulièrement influencé : Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement (pour qui j’ai fait campagne en 2002). Ils m’ont fait découvrir le gaullisme et le Général de Gaulle, qui est devenu ma boussole politique. Et paradoxalement, je n’ai véritablement découvert Nicolas Dupont-Aignan qu’en mars 2007 grâce à Alain Kerhervé et j’ai donc décidé d’adhérer à Debout la République, qui est devenu ma famille politique.
Entre clarification et progrès technique
Dès lors, avec les élections présidentielles qui approchent, il était beaucoup trop ambigu de poursuivre avec l’adresse URL de mon premier blog. Ce changement permettra de clarifier la situation. En outre, il m’a permis d’améliorer l’offre visuelle et interactive puisque vous trouverez désormais le fil de mon compte Twitter ainsi que des boutons de partage Facebook et Twitter, la moindre des choses quand on veut faire de la politique 2.0, même quand on est pas très doué…
Et puis j’ai mis ma bobine pour éviter d’entendre « je pensais que vous aviez 35 ans de plus ! » (F.Lordon) ou « je croyais que vous étiez un vieux gaulliste ! » (E.Todd) lors du colloque du M’PEP.
J’en profite pour remercier tous les lecteurs, commentateurs et bloggeurs qui m’ont accompagné depuis plus de quatre ans et demi. J’ai rencontré beaucoup de personnes passionnées et passionnantes. Et la croissance régulière de l’audience (plus de 40 000 visites et 130 000 pages lues par mois cet été) représente aussi un formidable encouragement pour continuer à publier un papier tous les jours, outre l’excellent exercice politique que cela représente.
Mais comme le changement de blog représente un risque de perte d’audience dans la période de transition, je vais donc vous demander de l’aide pour remettre à jour l’ensemble des liens existants avec la bonne adresse et faire un peu de publicité à ce nouveau blog gaulliste libre. J’ai besoin de vous !
En tout cas, deux choses sont sûres : je garderai ma liberté de parole sur ce blog, qui m’est totalement personnel. Rien ne changera sur ce point. Mais, pour être clair, je soutiendrai Nicolas Dupont-Aignan pour les élections présidentielles de 2012.
11:02 Publié dans Actualités, Blog, Dupont-Aignan | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : nicolas dupont-aignan, philippe séguin, jean-pierre chevènement
01.10.2011
Le Bundestag prolonge la vie de l’euro
C’était prévisible : le parlement Allemand a très largement voté en faveur des modifications des dispositions du FESF décidées au printemps dernier, malgré l’augmentation substantielle de la caution allemande. Une décision qui va prolonger la vie de la monnaie unique.
Hypocrisies européennes
Le Figaro d’hier titrait « Le feu vert de l’Allemagne pour sauver la Grèce » : voici une présentation des faits audacieuse. Comme beaucoup d’économistes et votre serviteur le répètent depuis longtemps, ce n’est pas la Grèce qui est sauvée mais beaucoup plus ses créanciers. Il est tout de même culotté d’appeler « sauvetage de la Grèce » une politique qui va faire entrer le pays dans sa 4ème année de récession, provoquant une saignée sociale et une baisse de 15% de son PIB.
Ensuite, si on ne peut dénier le fait de parler de l’Allemagne quand on évoque le vote du Parlement, il faut nuancer. Certes, plus de 520 députés ont voté pour (et seulement 80 contre), avec le soutien des socio-démocrates et des verts. Néanmoins, comme le souligne les Echos, la proportion est inversée au sein de la population puisque 75% des Allemands s’opposaient à ces modifications et 19% les soutenaient, 80% s’opposant même à toute aide à destination de la Grèce.
Mais cet épisode aura au moins permis de révéler au grand public les mécanismes du FESF, que j’avais en partie déflorés cet été. En effet, pour prêter 440 milliards, le Fonds dispose d’une garantie des Etats de 780 milliards (60 milliards de versement, le reste en garantie). Les Etats ont donc été contraints d’avaler une augmentation de leur caution, qui est passée de 120 à 165% au printemps dernier. L’Allemagne voit donc sa garantie passer à plus de 200 milliards d’euros…
L’impasse européenne se prolonge
En fait, cet épisode révèle deux choses. Tout d’abord, l’Allemagne n’est pas prête à prendre la décision qui provoquera la mort de la monnaie unique. Il faudra soit le départ volontaire de la Grèce (suivant le modèle de l’Argentine) lassée par la potion amère qu’on lui demande d’avaler, soit la décision unilatérale d’un autre pays (Espagne, Italie ou France). En effet, il est tout de même difficile d’être celui qui sifflera la fin de cette expérimentation hasardeuse qu’est la monnaie unique.
En revanche, comme le montrent le récent arrêt de la cour de Karlsruhe et le refus déterminé de Berlin d’émettre des euro obligations ou d’augmenter les moyens du FESF, l’Allemagne met une limite à sa contribution financière au système. Après tout, 200 milliards, 8% du PIB (dont on ne sait pas s’ils seront perdus) peut paraître un prix raisonnable pour bénéficier d’une large zone avec laquelle le pays encaisse plus de 100 milliards d’excédents… tous les ans.
Bref, aujourd’hui, le coût de maintien de la zone euro est raisonnable par rapport à ses bénéfices. Ce serait une autre histoire s’il fallait aider l’Espagne et l’Italie, ce qui a imposé à la BCE de racheter les dettes souveraines de ces pays cet été en absence d’autre solution. Bref, si la spéculation reprend sur la dette de ces pays (ce qu’elle fait sur l’Italie), l’Europe sera de nouveau dans une impasse, qui ne pourra être temporairement résolue que par l’action de la BCE sur les marchés.
Mais cela ne peut pas durer : la BCE ne va pas racheter toute la dette italienne et espagnole. Et surtout, le vieux continent a besoin de croissance et plus encore de politiques monétaires adaptées à des réalités nationales trop disparates, et donc d’un retour aux monnaies nationales.
10:55 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bundestag, euro, allemagne, fesf, euro obligations, cour de karlsruhe, grèce, bce



